Municipales 2020 : le secours catholique s'invite dans la campagne électorale

Le secours catholique interpelle les candidats sur la situation des plus pauvres
À l’occasion des élections municipales et communautaires, le secours catholique invite les candidats à "apporter une attention significative et toute particulière à ces milliers de martiniquais qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté et qui se battent quotidiennement pour survivre".
En cette période de campagne électorale où les promesses se multiplient d’un candidat à l’autre, la délégation du secours catholique de Martinique en profite pour interpeller tous les prétendants(es) sur la situation des personnes en difficulté.

Chaque année, on reçoit plus de 4000 familles en situation de précarité et ce, dans toute l’île. Nous faisons des aides alimentaires par le biais des épiceries sociales, à Fort-de-France et dans les deux itinérantes. Nous aidons par exemple à payer des loyers, des factures d’électricité ou d’eau.   (Secours catholique)

Tous les profils sont concernés


Pour le secours catholique, il n’y a pas de profil type en matière de pauvreté. "Ce sont des bas salaires, de jeunes chômeurs, ou des personnes âgées ou isolées, dont les ressources sont très limitées".

480 bénévoles accompagnent au quotidien ces "nouveaux pauvres", car c’est ainsi qu’ils sont identifiés par l’institution. Depuis quelques mois, celle-ci a mis à la disposition de ces personnes précaires, un jardin solidaire aux Trois-Ilets, dans l’enceinte du presbytère, où elles peuvent cultiver gratuitement des fruits et légumes, avec l’aide des bénévoles.

Présent sur tout le territoire, le secours catholique de Martinique est un des témoins privilégiés des problèmes que rencontrent ces personnes en situation d’exclusion, en termes d’accès aux prestations sociales, au logement, à la formation ou encore à l’emploi.
SDF en errance

Aujourd’hui, nous faisons le constat d’un délitement du lien social, d’un affaissement des logiques institutionnelles de solidarité, d’une montée des individualismes, et d’une peur croissante, souvent arraisonnée d’un déclassement, d’une marginalisation, d’une précarisation. Tout cela renforce le chacun pour soi et conduit à des à des comportements de jalousie et de rejet de l’autre. Comment faire pour que notre société vive en accord avec les principes qu’elle a inscrits au fronton de ses mairies et qui se trouvent dans les textes les plus fondamentaux qu’elle a signés ? Dignité de la personne, fraternité, sont des piliers de notre vivre ensemble.   (Secours catholique)

Le secours catholique appelle donc de ses vœux la construction d’une société plus fraternelle en interpellant tous les candidats(es) aux élections municipales et communautaires sur la situation des plus pauvres. Pour exprimer leur malaise, ces derniers sont invités "à dialoguer avec les candidats et à user d’un droit fondamental : Voter !"