Murs tagués et pneus crevés à l’Agence Régionale de la Santé en Martinique

faits divers
ARS / dégradations
Des murs tagués et des pneus de plusieurs véhicules de service crevés dans un parking sous-terrain à l'Agence Régionale de la Santé en Martinique (novembre 2021). ©DR
Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 novembre 2021, des tags ont été découverts sur une partie du bâtiment de l’ARS. Les pneus de plusieurs voitures de service ont aussi été crevés dans un parking du sous-sol. L’Agence est fermée jusqu’à nouvel ordre.

L’Agence Régionale de la Santé de la Martinique déplore des actes de vandalisme perpétrés dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 novembre 2021. Des façades ont été tagués et les pneus de plusieurs véhicules ont été crevés dans un parking situé au sous-sol du bâtiment.

Ces dégradations interviennent au moment où plusieurs membres de l’intersyndicale de la santé campent devant les locaux de l’ARS depuis 2 jours, contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire pour les soignants. Mais les manifestants disent ne pas être à l’origine de ces actions malveillantes.

ARS / vandalisme
Dégradation d'une partie des bâtiments de l'Agence Régionale de la Santé de Martinique et de plusieurs voitures de service dont les pneus ont été crevés dans un parking sous-terrain (novembre 2021). ©DR

D’autres actes isolés pourraient intervenir dès le début de la semaine prochaine, puisqu’une nouvelle grève générale est annoncée pour le lundi 22 novembre 2021 par 17 organisations syndicales, et pas seulement du secteur santé.

Les signataires revendiquent pêle-mêle, "le retrait de la loi instituant l’obligation vaccinale, le pass sanitaire et les sanctions assorties, l’augmentation des salaires et des pensions des minimas sociaux, l’abandon définitif de la réforme des retraites, la prise en compte des frais de dépistage des travailleurs contaminés par la chlordécone, ou encore l’ouverture des discussions avec les artistes martiniquais concernant les problèmes inhérents à la profession, idem pour les taxis de place et collectifs".

Au total, la plate-forme affiche 13 revendications composites, lesquelles risquent de plomber un peu plus la recherche d’une solution apaisée, afin d’éviter la situation tendue que vie actuellement la Guadeloupe continentale. C’est ce que redoute déjà une partie de la population martiniquaise.