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La musique, source de richesses économiques durables

La fête de la musique devrait nous permettre d’envisager un nouveau modèle de développement. Nous avons tout essayé par le passé, et pourtant, le pays ne s’enrichit guère.
 

Séances de répétitions pour tous les musiciens (illustration). © Martiniquela 1ère
© Martiniquela 1ère Séances de répétitions pour tous les musiciens (illustration).
  • Jean-Marc Party
  • Publié le , mis à jour le
Le 21 juin, c’est l’été. Pas ici, mais là-bas. Oui, mais, ici, c’est aussi là-bas. Si nous sommes européens, nous devons en accepter tous les avantages. Comme celui d’être en été le 21 juin. Logique, non ? Le 21 juin, c’est surtout la fête de la musique. Nous pouvons remercier Jack Lang. Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Ministre de la Culture du président François Mitterrand, il a institué une journée de célébration de la musique sous toutes ses formes, en 1982. Depuis, l’initiative a fait florès un peu partout dans le monde.

Chaque année, les mélomanes s’en donnent à cœur joie. La pratique spontanée des débuts a laissé la place à des rendez-vous organisés. La musique adoucissant les mœurs, cette journée devrait être placée sous les meilleurs auspices pour nous tous. Donnons aux musiciens les moyens de nous enrichir. D’autant que nous sommes un peuple respirant la musique. Ce qui nous devrait nous inciter à valoriser cette pratique artistique pour inventer un vecteur d’enrichissement.
Musiciens dans le cadre de la fête de la musique. © Martiniquela1ère
© Martiniquela1ère Musiciens dans le cadre de la fête de la musique.
Notre musique comme ressource d’exportation ? Pourquoi pas ? Elle a un avantage sur notre principale production, la banane : elle est impérissable. La banane se consomme dès qu’elle est cueillie, avec sa dose infinitésimale de chlordécone. Alors que la musique est éternelle, pour peu qu’elle soit de qualité. Et puis, notre génie artistique n’est pas marqué au sceau de la période néo-coloniale comme l’est la banane.

Nos artistes ne cessent d’inventer de nouveaux genres, de nouveaux styles, de nouveaux rythmes. Ils perpétuent une tradition tout en s’inscrivant dans l’avenir. Et si nous leur donnions les moyens de contribuer au développement du pays ? Au moins, eux, ils pourraient élaborer des produits durables et rentables. Alors, on y va ?
 

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