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Natalité et fécondité en forte baisse en Martinique

L'INSEE a présenté ce mardi 15 janvier 2019 à Fort-de-France, un focus sur la natalité et la fécondité en Martinique. Le nombre de naissance est en recul, la mortalité est en hausse. Le nombre de Martiniquais en âge d'avoir des enfants se réduit dans la classe d'âge la plus féconde des 25-34 ans.

© Pixabay-MartiniqueLa1ere
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  • Martinique la 1ère
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Avec 376 480 habitants au 1er janvier 2016, la Martinique compte 15 827 personnes de moins qu'en 2011. La baisse de la population s'accentue entre 2011 et 2016 : -8% par an.

Au premier janvier 2018, la population est estimée à 371 246 habitants. Cette situation s'explique par trois tendances conjuguées : Un déficit migratoire très élevé, le vieillissement de la population et une baisse de la natalité et de la fécondité.
 

Les naissances en recul


3640 bébés sont nés en Martinique en 2017, soit 142 de moins par rapport à l'année précédente. Le taux de natalité de 9,8% est le plus bas qu'en France. Le nombre de martiniquais en âge d'avoir un enfant se réduit notamment à la classe d'âge la plus féconde des 25-34 ans.

"La baisse des naissances provient également d'un taux de fécondité moins élevé. Il était de 1,73 enfant par femme en 2017 contre 1,91 enfant par femme en 2016", explique Christophe Basson de l'Insee.

Christophe Basso

Christophe Basso Chef du service territorial de l'Insee Martinique
Cette étude indique que les femmes en âge de procréer sont plus souvent touchées par la précarité, les addictions et les pathologies chroniques (hypertension, diabète..), ce qui augmente le nombre de naissances prématurées et la mortalité périnatale.

3217 personnes sont décédées l'année dernière. Le taux de mortalité atteint les 8,6% en 2017 alors qu'il était de 6,9% en 2000. Cette hausse de la mortalité est la conséquence directe du vieillissement de la population.
 

L'île subit un fort déficit migratoire


Le solde apparent des entrées et sorties reste négatif, enregistrant plus de sorties du territoire. Les départs concernent majoritairement les jeunes en vue d'une poursuite d'études ou de recherche d'emploi. En moyenne 3 500 personnes s’en vont par an...

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