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Nathalie Chillan a sublimé sa poitrine avec un tatouage artistique

Très active avec son blog "Ma Tété" durant le mois d'octobre rose, Nathalie Chillan dont le cancer du sein a été diagnostiqué en septembre 2013, a franchi la dernière étape de sa reconstruction mammaire. La jeune femme a choisi de faire un tatouage artistique qu'elle dévoile dans un documentaire.

Nathalie Chillan épuisée après un mois d'octobre rose 2018 très riche. © Facebook-Benny
© Facebook-Benny Nathalie Chillan épuisée après un mois d'octobre rose 2018 très riche.
  • Par Peggy Pinel-Fereol
  • Publié le , mis à jour le
Vêtue d'un tee-shirt avec l'inscription "Ma Tété" faisant référence à son blog et une paire de lunettes roses également, Nathalie Chillan arrive à notre rendez-vous au pas de course. Femme active, elle concilie son travail et ses actions, en octobre, mais également durant les autres mois de l'année. 

"C'est important de faire des événements courant octobre parce que c'est le mois dédié à la sensibilisation et à la prévention sur le cancer du sein. Le gros de ce que "Ma tété" fait se situe au mois d'octobre, mais ce qu'on souhaite faire ce n’est pas seulement se focaliser sur octobre rose, mais revenir en novembre, en décembre, en janvier tout au long de l'année".

 

"Une femme comme moi qui a eu son annonce en septembre, quand elle a octobre rose, c'est bien, on a toutes les infos sous la main. Mais quand on a un cancer qui est diagnostiqué en mars, octobre c'est loin et on a besoin d'avoir des informations. Le rôle de ces interlocuteurs est de maintenir la dimension d'information tout au long de l'année pour que les femmes, quel que soit le moment de l'année, quand elles sont diagnostiquées, qu'elles puissent venir à nous et avoir des informations", insiste-t-elle.

 Cinq après son diagnostic en septembre 2013, elle est en rémission. Cela veut dire que lors de ses examens médicaux, on ne décèle plus aucune cellule cancéreuse. Elle a choisi ce moment pour passer à une autre étape dans la reconstruction de sa poitrine. 

"À partir du moment où on m'a dit qu'il fallait faire une mastectomie et on m'a proposé d'en faire une deuxième puisque j'ai un gène BRCA1, il y a beaucoup plus de risque que le cancer revienne dans l'autre sein, s'est posé la question : que va devenir ma poitrine ? Et à la reconstruction, à quoi ça va ressembler ?"

Interview de Nathalie Chillan

Nathalie a subi deux types de reconstruction

"Quand j'ai fait la deuxième reconstruction définitive, j'ai eu quand même un choc parce qu'il y avait vraiment une dissymétrie et j'ai dû vraiment faire un travail sur moi. À ce moment-là, j'ai pris vraiment la décision de transformer mon corps, de me réapproprier mon corps, de ne pas laisser la maladie m'imposer un corps n'était pas celui que je désirais. L'idée a germé de faire un tatouage artistique sur toute la poitrine".

Elle a préféré ce choix à celui d'une aréole redessinée. Une option qui séduit de nombreuses femmes après une reconstruction. "Je n'étais pas dans la dynamique de retrouver quelque chose qui avait disparu. De reconstruire un sein et d'essayer d'atteindre un identique, ce qui n'est pas possible", avoue-t-elle.

Ainsi, Nathalie a construit cette création avec l'aide de Marie, une esthéticienne dermographe. 

"Il fallait un tatouage qui puisse être harmonieux avec l'apparence qu'avaient mes seins puisque j'ai le sein droit qui est un peu plus haut et un peu plus compressé que le sein gauche. Et puis, il y a aussi les cicatrices. Celle du sein droit est en diagonale et celle du gauche est complètement horizontale. Donc fallait trouver un motif qui allait sur les deux seins et qui passait d'un à l'autre de manière harmonieuse. Sur la symbolique, j'ai cherché des choses qui avaient du sens pour moi. J'ai choisi trois fleurs et un colibri", raconte-t-elle.

La jeune femme a décidé de raconter cette expérience dans un documentaire intitulé "Méthamorphose, tout est encore beau-ssible" afin de sensibiliser les femmes atteintes par la maladie. 

"J'ai été l'une des premières à parler de son cancer du sein ouvertement et à l'avoir médiatisé. C'est vrai que je suis dans une dynamique de faire que les femmes se sentent mieux, et physiquement et moralement. Pas en oubliant ce qui s'est passé, mais en le transformant en quelque chose de positif pour pouvoir continuer son parcours de vie". 

Le film devrait être projeté le mercredi 13 mars 2019 à la salle Camille Darsière de l'hôtel de la CTM à Plateau-Roy. 
Son combat contre la maladie se poursuit avec ses actions par le biais de son blog "Ma Tété" avec l'aide de tous les bénévoles qui l'entourent. 

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