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Nouvelle Calédonie : un référendum pour une nouvelle étape

La Nouvelle Calédonie va-t-elle se séparer de la France ou pas ? Le référendum tant attendu depuis vingt ans se tient enfin, ce 4 novembre 2018. Quel que soit son résultat, il marque une étape majeure de l’histoire mouvementée de ce territoire depuis son annexion par la France en 1853.
 

© NCla1ère
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  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Dimanche 4 novembre 2018, jour historique en Nouvelle Calédonie, ou Kanaky. Le corps électoral local se prononce sur l'indépendance de ce pays d’Outre-mer. Après des mois d’une riche concertation entre tous les acteurs politiques, le texte de la question du référendum a été arrêté.
Il est d’autant plus simple qu’il s’agit de répondre par "oui" ou par "non" à la question : "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?". 
Direct NC la 1ère
Ce rendez-vous marque une nouvelle page pour la Nouvelle Calédonie, territoire français depuis 165 ans. Territoire français certes, par la force du feu, du sang et des larmes. Ce ne sont pas les habitants natifs du pays qui sont allés chercher les colons et leurs fonctionnaires, à 20 000 kilomètres de là.
 

Territoire français mais à quel prix ?


Territoire français certes, ayant connu d’innombrables actes de résistance de son peuple. Il ne s’est jamais résolu à cette domination brutale, méthodique, sanguinaire. Et bien sûr, ce peuple pacifique n’a jamais attaqué la France, ni ses intérêts.

Aujourd’hui, le temps de l’abomination coloniale et de ses crimes contre l’humanité, comme dit le président Macron, est passé. L’intelligence des Kanaks dans leur combat pour la préservation de leur civilisation, et leur résistance opiniâtre pour éviter leur disparition programmée, a amené les descendants de leurs bourreaux à s’asseoir à la table de négociations. Jusqu’à ce référendum d’autodétermination.

Rien n’est joué. La parole sera bientôt aux électeurs, ceux qui vivent là-bas depuis au moins dix ans. Quel que soit le résultat, il aura permis de démontrer que les institutions sont suffisamment souples pour traduire sur le plan juridique des revendications politiques légitimes. Et notamment, l’aspiration d’un peuple à la liberté.
 

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