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La nouvelle politique de l’Etat pour l’Outre-mer enfin dévoilée

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Macron et Girardin
Emmanuel Macron et Annick Girardin lors de la présentation du Livre bleu à l'Elysée, le 28 juin 2018 BERTRAND GUAY / POOL / AFP
Le Livre bleu outre-mer, dévoilé par le chef de l’Etat le 28 juin 2018, constitue la feuille de route des pouvoirs publics pour le développement de nos territoires. Le document recense les projets retenus au terme des Assises de l’outre-mer.
 
"L'archipel de France". C’est le nouveau nom de l’Outre-mer. Le président Macron modernise le vocabulaire. Il veut changer la perception que nous avons des territoires éloignés, que nous résidions dans l’Hexagone ou dans ses 11 territoires périphériques. La France est donc un archipel composé de lieux éparpillés sur trois océans. Le temps dira si l’on s’y fera. Les mots ont la vie longue. Certains parlent encore de colonie, c’est dire.
 

Il faut cesser d’attendre les solutions de l’Etat !


Au-delà du vocabulaire, le président reprend à son compte les priorités dégagées lors des assises locales dans chacun de nos territoires : emploi, santé, niveau de vie. Quatre axes stratégiques sont définis : améliorer le cadre de vie ; transformer notre société par l’innovation ; proposer des solutions aux problématiques planétaires ; s’appuyer sur nos cultures en s’ouvrant à notre voisinage.

Des décisions concrètes, des projets visibles, en toute lucidité et sous l’empire du pragmatisme, tel est le credo du gouvernement. Rien de révolutionnaire, dans ce catalogue de mesures à évaluer dans 18 mois, mais un impératif : il faut cesser d’attendre les solutions de l’Etat, quelle que soit la couleur politique des gouvernements qui l’incarnent.
 

Donner à nos enfants la force de regarder demain


Qui en fera grief à ce gouvernement, quand d’autres n’ont rien produit de mieux, ni à Paris, ni au plan local ? Les assises de l’Outre-mer révèlent que 86% d’entre nous n’ont pas ou peu confiance dans les politiques publiques menées dans nos territoires. En outre, nous sommes 70% à nous dire satisfaits de nos conditions de vie, mais 82 % d’entre nous conseillent aux jeunes de partir ailleurs étudier ou travailler. Il fait bon vivre dans nos pays, mais il est urgent de proposer une autre vie à nos descendants.

Face à ce constat, le message du président Macron est limpide. Aucun gouvernement ne pourra, seul, décider pour nous. Nos dirigeants, faute de solution de rechange, doivent collaborer entre eux et avec l’Etat pour donner à nos enfants la force de regarder demain.
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