L’ouragan Maria oblige les Portoricaines à changer de coiffure

caraïbes
Humacao, Porto Rico
L'aide aux sinistrés à Humacao, trois mois après le passage de l'ouragan Maria ©William Zébina
Sur l'île de Porto Rico, ravagée par l’ouragan Maria le 20 septembre dernier, le retour à une vie normale est difficile. Jusque dans ses moindres détails, le quotidien de la population a été chamboulé. Exemple inattendu, mais bien réel, les coupes de cheveu des Portoricaines.
Le journal "Le Guardian" dans son édition internationale croit avoir remarqué que depuis Maria la mode des cheveux longs et lissés a quasiment disparu de l’île. À la place, les Portoricaines ont adopté les boucles naturelles et les racines non teintées.


Pendant des semaines la quasi-totalité de Porto Rico s’est retrouvée sans électricité


Retour également des queues de cheval et des chignons que l’on cache sous un bonnet. "Je pense que je viens de voir les vrais cheveux de tout le monde pour la première fois" a déclaré une femme de retour de la messe du dimanche.



C’est que pendant des semaines la quasi-totalité de Porto Rico s’est retrouvée sans électricité et par conséquent sans brushing et sans défrisage possible. Sans possibilité d’utiliser les sèches cheveux, tout le monde repartait des salons de coiffure avec les cheveux encore mouillés.
Embed from Getty ImagesToujours selon "Le Guardian", une compagnie de théâtre de San Juan a utilisé l’humour pour illustrer une nouvelle mode capillaire liée à l’"après Maria". On y voit des femmes faire un usage excessif de gel pour laisser croire qu’elles venaient tout juste de sortir de la douche.

 

Les hommes aussi !


Quant aux hommes ils se sont mis à se raser moins souvent laissant pousser la barbe. Et leurs coupes de cheveux se font plus à ras pour durer plus longtemps.
 D’ailleurs, les centres d’accueil proposaient parfois aux sinistrés des séances de coiffure gratuites. Parce que cet acte de coquetterie en plein désastre contribuait à augmenter l’estime de soi. "Nous pouvions lire le bonheur dans les yeux" raconte un coiffeur bénévole.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live