Présidentielle : vers une alliance à gauche?

Benoît Hamon( PS), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Yannick Jadot (Europe Écologie Les Verts, en bas)
Et si les candidats de gauche faisaient front commun pour espérer se qualifier au second tour de l’élection présidentielle ? L’idée d’une candidature unique séduit une fraction des sympathisants de ce courant politique, selon une étude de l’institut BVA.
Depuis quelques jours, le PPM et la fédération socialiste se rapprochent de Benoît Hamon pour trouver un terrain d’entente avec le candidat du PS. Mais voilà, il n’est pas du tout certain qu’il soit élu. Non pas seulement parce qu’il incarne un courant archaïque de la gauche française, ou qu’il propose des idées farfelues comme l’instauration d’un revenu universel impossible à financer, non pas enfin qu’il est davantage motivé par la rénovation de sa famille politique que par la direction de l’État.
 
En vrai, s’il veut vraiment se qualifier au second tour, Benoît Hamon sera contraint de s’allier avec les deux autres candidats de gauche qui le concurrencent : Yannick Jadot d’Europe Écologie/Les Verts, et surtout Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise. À eux trois, ils concentrent à peine 25% des intentions de vote. Rassemblés, ils pourraient créer une dynamique nouvelle et mobiliser cette fraction des électeurs de gauche englotis dans le naufrage hollando-vallsiste attirés par l’étoile filante Macron.
 
Ce qui suppose que deux de ses trois porte-drapeaux se retirent au profit de l’un. Sachant que le candidat écologiste est celui qui peut s’effacer le plus facilement, qui va se sacrifier ? Mélenchon, corseté dans son manteau de certitudes éternelles, résistera jusqu’au bout. Hamon, dopé par sa victoire inespéré de la course entre héritiers d’un PS en lambeaux ne lâchera rien gratuitement.
 
Seul un sage pourra les départager. Il reste à trouver ce magicien. Et pourquoi pas un de nos quimboiseurs, régulièrement consultés par nos politiques locaux ? Nul doute que nos grands chefs ont les bonnes adresses. Ce serait une belle contribution de la gauche martiniquaise à la gauche française dans cette bataille pleine de rebondissements.