Procès sur les réparations :"Nous allons continuer jusqu'en Cassation" [ Garcin Malsa, président du MIR Martinique]

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Garcin Malssa président du MIR et Me Maryse Duhamel, avocate du MIR. ©Martinique la 1ère
La décision de la cour d’appel de Fort-de-France aurait pu être historique. Au lieu de cela, la demande du Mouvement International pour les Réparations, appuyée par plusieurs associations et près de 50 particuliers s’est soldée par une fin de non-recevoir. L’arrêt de la cour d’appel a été transmis par écrit aux différents demandeurs et aux médias.

Le MIR, Mouvement International pour les Réparations, le comité international des peuples noirs, le comité d’organisation du 10 mai et 48 particuliers ont été déboutés ! La loi Taubira n’aura été d’aucun secours. Elle n’englobe pas les questions de réparation et d’indemnisation des victimes de l’esclavage.

La cour d’appel de Fort-de-France a déclaré irrecevable la demande de plusieurs organisations qui espéraient une nouvelle fois un dédommagement pour les crimes commis par l’Etat français lors de la traite négrière, arguant que la loi Taubira ne prévoit pas de réparation.

Dans son arrêt, la cour d’appel de Fort-de-France a estimé qu’il y avait prescription et que le MIR n’avait pas qualité ni intérêt à agir sur ce dossier.

Pour Garcin Malsa, président du MIR (Mouvement International pour les Réparations), cette décision en tous cas, est loin d’être l’épilogue du feuilleton judiciaire entamé en 2005. "Nous allons continuer jusqu'en Cassation" a réagi Garcin Malsa, le président du MIR Martinique.

(Re)voir les réactions recueillies avec des images de Patrice Château-Degat.

La cour d'appel de Fort-de-France a confirmé le premier jugement et débouté les parties qui réagissent. ©Martinique la 1ère

L’épigénétique est l’un des nouveaux arguments de ce feuilleton judiciaire pour les réparations. Une théorie scientifique qui a prouvé en 2016 une modification génétique chez les descendants d’esclaves, liée au stress subi par leurs ancêtres.