"Quand vous êtes la fille d'un monstre, forcément vous vous demandez si vous êtes un monstre vous-même". Audrey Pulvar revient sur les actes d'inceste commis par son père

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Audrey Pulvar Inter
Audrey Pulvar était l'invitée de France inter lundi. ©France Inter

Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris et candidate aux élections régionales en Ile-de-France au micro de France-Inter ce lundi 15 février 2021 s'est exprimée avec émotion sur les actes de son père Marc Pulvar, accusé d'inceste par trois de ses nièces alors qu'elles étaient enfants.

La révélation des actes d'inceste perpétrés par son père Marc Pulvar et dénoncés par ses trois cousines a durement affecté Audrey Pulvar. 

Après s'être exprimée auprès de l'AFP (agence France-Presse) le 7 février 2021, elle était ce matin (lundi 15 février 2021) au micro de Carine Becard sur France-Inter et a achevé en larmes son entretien. 

 

Ecoutez les victimes, écoutez ce qu'elles ont à vous dire, n'en faites pas des victimes permanentes et respectez leur parole, s'il vous plaît.  Les violences sexuelles à l'égard des enfants sont extrêmement répandues. Ce qu'il faut faire, ce n'est pas seulement réparer ou écouter la parole des victimes, c'est faire en sorte que ça n'arrive plus. Ce sont des crimes qui détruisent profondément, tous les êtres qui sont concernés, tous ceux qui sont autour."

Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris et candidate aux élections régionales en Ile-de-France.

Marc Pulvar, grande figure du syndicalisme martiniquais, décédé à l’âge de 71 ans en 2008, est accusé d’avoir été un « pédocriminel » par trois femmes de sa famille qui expliquent vouloir mettre un terme à l’« héroïsation du personnage ». 

« Pulvar, alias Loulou pour les intimes, était un prédateur sexuel », ont écrit la conseillère territoriale Karine Mousseau et ses cousines Barbara Glissant et Valérie Fallourdelles.

 

"Ce n'est pas une manoeuvre politique"


Audrey Pulvar a ajouté qu'elle trouvait important que ses cousines puissent s’exprimer avant qu'elle ne le fasse elle-même. 

Mais à Paris, ici en France métropolitaine, c’est pas l’affaire Marc Pulvar, c’est pas la parole des victimes qu’on a entendue, c’est mon nom qui a été mis en exergue ... Je suis là pour dire à tous ceux qui pensent que l'action de mes cousines serait une manoeuvre politique, soit pour m'atteindre moi soit pour abîmer la mémoire de mon père, qu'ils ont tort.

Audrey Pulvar.

 

(Re)voir l'intégralité de l'entretien : 

 

 

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