Radio Seri première radio à émettre en Martinique

médias
Radio Séri
Radio Seri la première radio à émettre en Martinique ©Collection privée

Les radios de Martinique ont participé à la première fête de la radio impulsée par le CSA (Conseil supérieur  de l'audiovisuel) du 31 mai au 5 juin 2021. Dans l'histoire des ondes, Radio SERI, (l'ancêtre de Radio Martinique) a été la pionnière. En 1937, elle émettait avec l'autorisation de l'État. 

Martinique la 1ère, radio Caraïbes International, radio Apal, RLDM,Trace FM, Bel' Radio, Radio Fusion, radio 105, radio Sud-Est...la bande FM de nos jours en Martinique est occupée par des radios généralistes, musicales et thématiques.

Des initiatives privées au départ, à la libération des ondes par François Mitterand, président de la République en 1981, au web radio de nos jours, la radio continue de son développement.

Radio Seri première radio à émettre en Martinique

 

L'histoire de la radio en Martinique débute avec Antoine Finucci SERI, un passionné des ondes d'origine italienne qui a donné son nom à la première radio de l'ile, le 22 octobre 1937. Elle était officiellement reconnue par les autorités. 

Cette page d'histoire radiophonique de la Martinique est intégrée à l'échelon local dans la première fête des radios organisée par le CSA.(31 mai -5 juin 2021).

La radio SERI, station privée, pionnière en Martinique était située à Dillon dans la périphérie de Fort-de-France. Le journaliste Eddy Edouard se souvient de cette période 

Eddy Edouard, journaliste

Radio SERI - Martinique émettait quotidiennement entre 12h15 et 13h45 et entre 19h et 21h sur 9700 Kcs. Son rayonnement dépassait notre territoire. La radio  pouvait être captée au Canada, dans certaines contrées du Brésil et d'Amérique centrale.

Radio SERI Martinique a joué aussi un rôle durant la deuxième guerre mondiale.

Un contexte de cohabitation

 

Depuis la fin des années 30, radios et presse écrite sont amenées à cohabiter. Le contexte économique mais aussi politique évolue. la Martinique subie des mutations économiques, les habitants des campagnes occupent la capitale.

L'information durant cette période est relayée par quelques journaux, l’Aurore, le Courrier des Antilles, la Libre Pensée, la Paix), le Clairon journal littéraire et l'hebdomadaire Justice (magazine d'information communiste) et le mensuel le Peuple publication syndicale.

La fin de la guerre va démocratiser le média radio pour en faire un média de proximité. Sur le plan national et sur le plan international les grandes radios prennent le pouvoir la BBC, la voix de l'Amérique, Radio FRANCE etc.

La promulgation de l'ordonnance  23 mars 1945, met fin aux autorisations d'exploitations accordées avant-guerre aux stations privées.  Elles sont nationalisées et appartiennent à l' établissement public, la "Radiodiffusion française" (RDF).

Dans la caraïbe, des investisseurs privés se lancent à la conquête des ondes Radio Margarita inonde le paysage. 

Pavillon Bougenot
Radio Martinique a commencé en ces lieux ©D. Bétis

 

Radio Martinique voit le jour en 1957


La radio SERI rachetée, s'installe au pavillon Bougenot en plein coeur de la ville à proximité de la préfecture et devient radio Martinique. Peu de temps après de nouveaux bâtiments sortent de terre. La nouvelle station voit le jour à Clairière (Fort-de-France).

Eddy Edouard, 1 er journaliste de radio Martinique

Le premier directeur de radio Martinique s'appelle Albert Bazire. Le développement radiophonique  partout dans le monde oblige les décideurs à anticiper et voir plus grand.

Logos radio
©Wikipédia.org

 

Les grands témoins 

 

La voix, à la radio, selon les timbres, les émissions créent une synergie avec les auditeurs. Des journalistes, des animateurs, des émissions ont marqué les époques.

On peut citer quelques noms comme Eddy Edouard, premier journaliste de Radio Martinique, Bernard Régis, Marcel Beaudza grand commentateur de sport, Camille Alexandre, Raymond Calixte, André Arsenec, Luc Laventure, Joseph Nodin, Sonia Laventure, Marie-Josée Alie.

On ne peut oublier les voix de Georges Montout, Géraud Ambroisine, Hervé Cauchy, Roland Suvelor, Albé ti siré, David Diomande, Claude Sainte Rose-Rosemond, Guy Etienne, Maurice Alcindor, Bib Monville, Jean Paul Césaire...... 

Chez les femmes, Leona Gabriel, Michèle Adami et Monique Daudin, Giséle Baka (Tati Gisou), Nadia Jean Baptiste, Rénélise Cimper, Claudine Guesdon, Isabelle Auguste, Sylvie Ordon, Aurélie Carbety et bien d'autres.

Dans le paysage audiovisuel, Vincent, Mano Loutoby, Ignace Pastel, Pierre Anexime, Christian Bonnel, Ricardo de Radio Sud-Est, Jean Marc de Creny, Momo. André Berthon, Phlippe Reltien, Jacques Expert, Christian Cabrera, Guy Noel...

On ne peut parler de la radio sans parler des techniciens metteurs en onde ou de la diffusion. Ils ont laissé leurs empreintes dans le paysage audiovisuel de la Martinique, Roger Cibrélis, René Banaré, Max Maurice Madelon, Jean Claude-Michel Annette, Michel Hilderald, Christian Bonel, Ghislaine Planet, Jean Erin, Micheline René Corail, Jean Florine, Hubert et Raymond Odry..........

Martinique la 1ère
©Martinique la 1ère

 

Le contexte actuel

 

En 2021, plusieurs groupes de presse, ou acteurs économiques ont entrepris un virage numérique avec des web radios.

Une webradio, ou netradio, est une installation informatique permettant la diffusion radiophonique sur des supports Internet grâce à la technologie de la lecture continue. Semblables au station de radio elles sont diffusées en direct.

La dernière née en Martinique s'appelle Sem Radio, média des entrepreneurs pour comprendre le monde qui nous entoure émet sur la fréquence 89.7 FM et s’adresse à tous les acteurs économiques.