Renouvellement à l'ODEADOM : la présence d'Ange Milia provoque des remous

polémique
Ange Milia
Ange Milia, le président de Madivial (17 novembre 2017 dans les studios de Martinique 1ère) ©Martinique 1ère et Odeadom
Le renouvellement des instances dirigeantes de l’ODEADOM (Office de Développement de l’Économie Agricole d’Outre-mer) notamment dans le secteur de l’élevage semble poser un  problème en raison de la présence d'Ange Milia, le président décrié de Madivial.
L’ODEADOM est un établissement public administratif placé sous la tutelle des ministères de l’agriculture et de l’alimentation et des Outre-mer. Son conseil d’administration sera donc placé sous présidence martiniquaise avec Louis-Daniel Bertome, selon le principe de la présidence tournante.

Il existe des comités sectoriels au nombre de 4 : banane, canne à sucre, filières végétales de "diversification" et les filières animales. C’est à propos de cette dernière que semble se poser un problème car c’est l’actuel président de Madivial, Ange Milia, qui a été proposé. Il cristallise toutes les tensions autour de la gestion des fonds européens, de par son influence présumée, sur les critères de sélections pour adhérer à l'AMIV ((Association Martiniquaise Interprofessionnelle de Viande).

Parmi les personnalités martiniquaises retenues pour siéger au conseil d’administration de l’ODEADOM, outre Louis-Daniel Berthome, Hervé Toussay, président de l’AMPI ou Louis-Félix Gloriane, vice-président de la Chambre d’agriculture. Des personnes qui ont du mal à comprendre la présence d’Ange Milia dans ce secteur, compte tenu de "l’agitation actuelle".

Le ministère de l'agriculture est interpellé


La présence d’Ange Milia président de Madivial, suscite bien des crispations. Des explications ont été demandées aux différents ministères. D’ailleurs Stéphane Travert, le ministre de l'agriculture, qui doit être en Martinique ce samedi, ne pourra pas évacuer la question, devant une filière qui demande de l’éthique, de la déontologie, de l’équité, et de la transparence.

Au moment où l’Autorité de la Concurrence demande une refonte totale du système d’attribution des aides européennes, et que devant certaines irrégularités constatées, les pouvoirs publics pourraient reprendre la main. Des sanctions financières voire pénales, ne sont pas à exclure…