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[Reportage] "Dans les coulisses de la maintenance aérienne"

économie
contrôle technique avion
Un avion est immobilisé en moyenne 2 jours tous les 2 mois ©DR.C
A la veille des grands départs en vacances, nous poursuivons notre série de reportage relatif à la sécurité aérienne. La compagnie aérienne Corsair nous a ouvert ses portes à Paris. Gros plan sur le service de maintenance. Immersion et Reportage autour de la sécurité dans l’aérien.
Cela ne paye pas de mine et ressemble à s’y méprendre à un hangar. Mais détromper vous un hangar de haute technologie içi à la base aéronautique d’Orly. Le service de maintenance de la compagnie est des plus équipés, et plusieurs ingénieurs s’y côtoient. Une équipe d’ingénierie de 25 personnes que pilote Enéa Fracassi. L’homme d’origine italienne manie parfaitement la langue française et ne cache pas sa passion pour l’aérien.
"Le métier de la maintenance est le cerveau théorique pour assurer le niveau de sécurité maximal de l’avion. Rien n’est laissé au hasard et tout répond à des règles millimétrées imposées et classées en plusieurs niveaux " affirme Enéa Fracassi responsable ingénierie projets de Corsair. 
 

Une immobilisation des avions en fonction des besoins

Des tâches d’entretien qui peuvent si besoin est, entraîné des modifications de l’avion. Des tâches classées et numérotées qui correspondent à des révisions  précises en matière d’aviation.
En fonction du besoin, l’avion est immobilisé en moyenne 2 jours tous les 2 mois. Une immobilisation qui peut s’étendre à 3 semaines tous les 2 ans ou encore à 2 mois tous les 6 ans.Cela va de pair avec l’utilisation qu’en fait l’avionneur.
 
A ce sujet il n’existe pas à priori de durée de vie précise d’un avion. En fonction des révisions, un avion peut afficher au compteur un nombre illimité de milles.
Si l’appareil est révisé régulièrement, l’âge de l’avion n’est pas un critère de sécurité ou d’insécurité. En moyenne un avion vole  entre 4000 et 5000 heures par an, le plus important est de prévoir la maintenance en tant et en heure.
"La sécurité ?  Plus qu’une obligation, un véritable  droit de conscience un devoir" affirme Enéa Fracassi
Vols et maintenance : le bon compromis
 

Reste à trouver le bon équilibre entre vols et maintenance, car un avion qui ne vole pas est un avion qui coûte cher à la compagnie.

Mais au delà des critères commerciaux et de la concurrence vive entre compagnies aériennes, les professionnels de la maintenance se font un devoir, celui de partager leurs connaissances et savoir faire animés qu’ils le sont tous par cette obsession qui fait office de serment : la sécurité du passager.
Reportage complet de Pédro Monnerville sur maintenance sécurité aérienne 

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