Les salariés de France-Antilles attendent des garanties du prochain repreneur

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France-Antilles (conf presse syndicats)
L'UGTG (Guadeloupe) et la CDMT (Martinique) souhaitent des garanties du prochain repreneur de France-Antilles (23 mai) ©Martinique 1ère
L'UGTG de Guadeloupe et la CDMT de Martinique représentent les salariés de France-Antilles. Tous attendent des garanties du prochain repreneur du journal qui devrait être connu le 6 juin prochain.
Les représentants des salariés du journal France-Antilles se veulent combatifs mais c'est l'inquiétude qui domine chez certains d'entre eux. Les deux offres de reprise ne seraient pas satisfaisantes, selon les syndicats UGTG et CDMT.

Deux projets de reprise contestés

Le 6 juin, le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France devra choisir un repreneur pour France-Antilles. A ce jour, deux projets, assez diamétralement opposés, sont sur la table. Le premier, soutenu par AJR Participations, la nièce par alliance de Philippe Hersant, jusqu’ici actionnaire minoritaire, propose une reprise immédiate de l’ensemble du personnel (quelque 300 salariés), sous réserve d’un audit avec les chiffres affinés.

Le second est porté par la société She Three de l’homme d’affaires Marc Laufer, "réputé pour dégraisser des entreprises de presse moribondes pour mieux les revendre ensuite", indique le SNJ( Syndivat National des Journalistes). Il prévoit immédiatement un plan social avec le départ de 89 salariés, tous services confondus, sur les trois départements, dont près d’une vingtaine de journalistes en Martinique et en Guadeloupe. Les syndicalistes, UGTG et CDMT n'approuvent aucune de ces deux propositions.

Troisième plan social à France-Antilles

67 salariés sont partis lors du premier plan et 15 autres après le deuxième. La société présente un déficit de 4 millions d'euros depuis 3 ans. Les recettes publicitaires sont en baisse constante et le groupe affiche 26% d'invendus chaque jour...

(Re)voir le reportage de Dominique Legros et Guilhem Fraissinet 

 

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