La Secrétaire générale du Commonwealth en visite dans la Caraïbe avant le début de la saison des ouragans

environnement
Patricia Scotland
Minimiser l'impact des phénomènes climatiques extrêmes dans la Caraïbe ©DR
Commencée à Sainte-Lucie la semaine dernière, la visite de Patricia Scotland dans la zone sera ponctuée d’échanges avec les dirigeants caraïbéens. Il s’agira de voir quel rôle pourrait jouer le Secrétariat général, pour minimiser l'impact des phénomènes climatiques dans la Caraïbe.
Les dirigeants des 53 pays membres du Commonwealth, réunis récemment à Londres ont adopté un accord visant à jeter les bases d'une solide collaboration sur des mesures pour protéger les océans contre les effets du changement climatique, la pollution et la surpêche.  



C’est dans l’esprit de cette collaboration, mais cette fois pour protéger les îles notamment, que s’inscrit la visite dans la Caraïbe de Patricia Scotland. Ensemble avec ses partenaires de la zone, la Secrétaire générale du Commonwealth entend passer en revue les modes d’intervention et de soutien à envisager en faveur des États membres caraïbéens, en cas de catastrophe. 


Il est important, selon elle, de rencontrer les dirigeants de la zone pour préparer des réponses efficaces à la menace des ouragans et il faudra utiliser toutes les ressources que le Commonwealth peut offrir.



Maria, et après ?




Patricia Scotland estime que les phénomènes de forte intensité qui menacent de bouleverser la vie des populations et de décimer des économies commencent à jeter une ombre sur les îles de la Caraïbe. 
Le compte à rebours pour la saison cyclonique a commencé et personne ne sait de quoi seront faits les prochains mois.


"L'année dernière, des dizaines de vies ont été perdues, les infrastructures et les moyens économiques d'un certain nombre de pays ont été balayés", se rappelle Patricia Scotland. Ce fut le cas pour Barbuda qui a vu s’envoler 95% de ses infrastructures, après le passage d’Irma. La Dominique a ainsi perdu 230% de son PIB.


Les deux îles sont loin d'avoir récupéré du désastre causé par les ouragans ; et pourtant, les voilà déjà occupées à se préparer au passage éventuel d’un nouveau phénomène. 

Mais ces îles ne sont pas les seules. Les gouvernements d'autres pays sont inquiets et se préparent eux aussi à faire face au pire des scénarios.



Ces États vulnérables

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La Secrétaire générale s’est déjà entretenue avec quelques dirigeants de la zone, comme le Premier ministre de Sainte-Lucie, Allen Chastanet. Elle a aussi rencontré le leader de l’opposition sainte-lucienne, Philip Pierre. 



Au cours de ces entretiens, il a beaucoup été question des dispositifs du Commonwealth, dont les États dits "vulnérables" de la Caraïbe pourraient bénéficier. Patricia Scotland a évoqué notamment l’existence d’un dispositif pour le financement des risques de catastrophe.
Celui-ci permettrait aux États concernés d’accéder à une gamme d'installations et d'instruments financiers dédiés à la gestion des risques de catastrophe.



En outre, un accord pluriannuel a été passé entre le Secrétariat du Commonwealth et Bloomberg Philanthropies pour explorer des initiatives conjointes en faveur du commerce international, de l'innovation et de la durabilité. "Ces initiatives doivent profiter à tous les pays du Commonwealth qui subissent les effets du changement climatique, qu'ils soient confrontés à la désertification, aux inondations, aux cyclones ou à la hausse du niveau de la mer", a affirmé la Secrétaire générale de l’organisation.