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Séisme meurtrier cette nuit dans le nord d'Haïti

Le séisme qui a secoué le nord d’Haïti samedi soir à vingt heures et douze minutes a causé la mort d’au moins douze personnes et fait près de deux cents blessés.

Le Président haïtien Jovenel Moïse (chemise rose, au centre), dans les zones touchées par le séisme, afin d’apporter de l’aide à la population. © P.R Haïti
© P.R Haïti Le Président haïtien Jovenel Moïse (chemise rose, au centre), dans les zones touchées par le séisme, afin d’apporter de l’aide à la population.
  • Par Sonia Laventure
  • Publié le , mis à jour le
Le bilan s’alourdit au fil des heures. Difficile d’arrêter un décompte définitif des victimes du tremblement de terre qui a secoué le nord d’Haïti samedi soir (6 octobre 2018)
C’est dans la ville côtière de Port-de-Paix, la capitale du département du Nord-Ouest, qu’on dénombre le plus de victimes : huit morts, plus trois à Gros-Morne qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de cette localité, et une à Saint-Louis-du-Nord.

C’est dans cette région d’Haïti que l’épicentre du séisme d’une magnitude de 5,9 a été enregistré, à 19 kilomètres au nord-ouest de port-de-Paix. Plusieurs petites répliques ont ensuite été ressenties dans la nuit.
Mais c'est celle de ce dimanche après-midi, d'une magnitude de 5,2 dans la même région, qui a véritablement provoqué un vent de panique. Selon les sismologues, ce sont les plus fortes secousses ressenties depuis le grand séisme de 2010.
 

Le "Goudougoudou" est de retour 


Le bruit sourd du grondement de la terre, et la secousse ressentie jusqu’à Port-au-Prince, ont réveillé de mauvais souvenirs du 12 janvier 2010.
Le "Goudougoudou" comme le nomment les haïtiens provoque la panique, au point que les autorités très vite appellent au calme et à ne pas propager de fausses rumeurs…. comme celles faisant état d'un tsunami imminent, ou encore des photos des décombres de 2010 se mêlant à celles d'aujourd'hui... autant de fausses informations, qui relayées par les réseaux sociaux accentuent l'effet de panique.

Quelques heures après la secousse, le gouvernement publie un premier bilan : onze morts (passé à douze à la mi-journée de dimanche), des dizaines de blessés, et des dégâts matériels dans plusieurs villes.
Des maisons privées et des bâtiments publics sont fissurés ou endommagés et certains détruits dans plusieurs villes dans le nord, le nord-ouest et l’Artibonite. Des dizaines de blessés ont été admis dans plusieurs hôpitaux. Mais celui de Port-de-paix reste fermé, sans personnel soignant, comme l'ont constaté les journalistes sur place, en dépit des nombreux malades ou blessés qui s'y trouvent !
© BME Haïti
© BME Haïti

Mobilisation des secours


Au moment du séisme, le premier Ministre Jean-Henry Céant et les membres du gouvernement étaient en séminaire. Une cellule d’urgence a été établie et des engins de déblaiement acheminés vers les localités touchées.
Le Ministère de la Santé Publique a annoncé la distribution de kits sanitaires à la population sinistrée. Des équipes médicales sont arrivées en renfort à port-de Paix, accompagnées de volontaires de la Croix-Rouge.
Les nombreux blessés sont acheminés vers toutes les structures disponibles. Une campagne de collecte de sang est en cours pour les premiers besoins.
Le Président Jovenel Moïse et son Premier Ministre sont arrivés à la mi-journée à Port-de-Paix pour montrer la mobilisation de l’État et tenter de rassurer une population psychologiquement très fragilisée par le drame de 2010, et qui vit dans l'angoisse des répliques.



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