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Trinidad et Tobago contraint de fermer la raffinerie de pétrole avec ses 2000 emplois

La production Petrotrin, l’unique raffinerie de pétrole de Trinidad et Tobago, s’arrêtera le 1er octobre 2018. Avec des milliards de dollars de dette et une infrastructure vieillissante, la structure n’est plus rentable. 2000 ouvriers vont se retrouver sans emploi.
 

Trinidad et Tobago, Petrotrin raffinerie, Pointe à Pierre © petrotrin
© petrotrin Trinidad et Tobago, Petrotrin raffinerie, Pointe à Pierre
  • Par Caroline Popovic
  • Publié le
La raffinerie de Petrotrin a perdu plus d’un milliard de dollars ces 5 dernières années, a accumulé 2 milliards de dollars de dettes et doit 500 millions de dollars de taxes au gouvernement.

Depuis plusieurs années la raffinerie n’est plus rentable. Aujourd'hui elle ne transforme que 40.000 barils par jour, or sa capacité est de 300.000. Trinidad et Tobago ne produit plus suffisamment de pétrole brut pour l'alimenter. Pour maintenir les opérations, la raffinerie doit importer de la matière première.
Keith Rowley, premier ministre de Trinidad et Tobago © govtt
© govtt Keith Rowley, premier ministre de Trinidad et Tobago

Petrotrin est un albatross autour du cou du pays. La raffinerie est un cancer 

(Le premier ministre, Keith Rowley)


Près de 2000 emplois sont menacés. Ancel Roget, secrétaire général de l’OWTU, le Syndicat des Ouvriers du pétrole annonce que la perte d’emploi va créer le chaos.
 

Au lieu de créer de l’emploi vous le supprimez

(Ancel Roget au premier ministre, Keith Rowley)

Ancel Roget, secrétaire général de l'OWTU, Syndicat des Ouvriers du pétrole © newsday
© newsday Ancel Roget, secrétaire général de l'OWTU, Syndicat des Ouvriers du pétrole
Les nouvelles priorités de Petrotrin seront le forage pour le pétrole brut et la production de gaz naturel. Selon les études, il y a plus de réserves de gaz naturels dans le sous-sol de Trinidad et Tobago que du pétrole. Toute la production de gaz et de brut sera destinée exclusivement à l’exportation.

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, Trinidad et Tobago deviendra importateur du carburant et du fioul d’aviation. Pour satisfaire ses besoins, le pays a besoin de l’équivalent de 25.000 barils par jour.

 

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