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Tristesse à Cuba suite au décès du cardinal Jaime Ortega, fervent artisan de la détente

Le cardinal Cubain Jaime Ortega est décédé ce matin, vendredi 26 juillet à la Havane, à l'âge de 82 ans. Il avait joué un rôle clé dans l’amélioration des relations entre Cuba et les USA  et avait été l’artisan des trois visites pontificales dans l'île.

Le cardinal Jaime Ortega est décédé à l'âge de 82 ans. © Reuters
© Reuters Le cardinal Jaime Ortega est décédé à l'âge de 82 ans.
  • Par Maurice Nagou
  • Publié le
Le cardinal Ortega, 82 ans, est décédé à 6h16 ce vendredi matin (26 juillet 2010), après une longue bataille contre le cancer.

Détenu dans un camp de travail dans les années 1960 sous le régime Fidel Castro, Jaime Ortega devint archevêque de La Havane en 1981, à une époque où Cuba était encore officiellement athée.

Pendant les trois décennies qui ont suivi, tirant avantage d’un adoucissement de la position de Castro sur les pratiques religieuses, Ortega a renforcé sa visibilité et son pouvoir, établissant une relation de confiance avec le gouvernement Cubain.
Fidel Castro et Jaime Ortega lors de la préparation de la visite de Jean Paul 2 © Reuters
© Reuters Fidel Castro et Jaime Ortega lors de la préparation de la visite de Jean Paul 2
Le cardinal de la Havane a accueilli successivement les trois papes, Jean Paul 2, Benoît 16 et François. Dans le même temps il a négocié et obtenu la libération de dizaines de prisonniers politiques en 2010 et en 2011.

Lorsque Raúl Castro est devenu président en 2010, Ortega a soutenu ses tentatives d'ouverture du pays et de rétablissement des relations avec les pays occidentaux.

On se souvient aussi qu’à un moment critique des discussions secrètes entre Cuba et les États-Unis qui ont conduit à une détente, en décembre 2014, c'est Ortega qui avait relayé les messages entre le pape François, Raúl Castro et Barack Obama.
Visite de Barack Obama à Cuba
Visite de Barack Obama à Cuba
Plus tard, certain lui ont reproché d’avoir abandonné les victimes de l'oppression et d’être devenu trop à l'aise avec le gouvernement, en échange d'un siège à la table du pouvoir.

Les responsables de l'église ont déclaré alors que le travail d'Ortega consistait à défendre des principes fondamentaux tels que la liberté de religion et le bien-être de tous les Cubains, et non à promouvoir un programme politique partisan.

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