Un couturier de prêt-à-porter martiniquais part s'installer au Bénin

diaspora
Marc-jose Pero
Saturnin Dokoui Président de l'association Diaspora sans frontières et Marc José Péro (de face). ©B. Caruge
Sous l’égide de Diaspora sans Frontières, le propriétaire béninois de la marque Lolo Andoche, Charlemagne Amoussou et son futur partenaire de Martinique, Marc José Pero, ambitionnent de créer le premier centre de formation martiniquo-béninois dans le domaine de l'industrie de la mode.
Marc José Pero est couturier styliste modéliste spécialisé dans le prêt-à-porter féminin, formé à Paris dans les années 80.

Une fois revenu dans son pays la Martinique, il a eu l’occasion de dispenser des formations organisées entre autres avec l’office de la culture du Lamentin, de nombreuses formations aussi au Greta (GRoupement d'ÉTablissements publics locaux d'enseignement ), centre et nord caraïbe et avec la Collectivité Territoriale de Martinique ou la Chambre de métiers et de l’artisanat...

Mais depuis quelques temps, il a le sentiment de trouver de moins en moins d’écoute en Martinique, notamment pour l’installation d’une école de formation. C'est ainsi qu’un rêve ancien de fouler la terre du continent africain revient lui trotter dans la tête !
Association, Diapora sans frontières
Au centre le couturier Marc José Péro. ©Bertrand Caruge
Et après quelques recherches ici ou là, avec l’aide de l’association Diaspora sans frontières basée en Martinique, il en vient à nouer un contact avec un styliste béninois, Charlemagne Amoussou le propriétaire de la marque Lolo Andoche, qui accepte de l’accueillir, de l’autre côté de l’Atlantique, dans le pays de l’ex-roi Béhanzin. Tout un symbole pour Marc José, dont la grand-mère le surnommait affectueusement Ti Béhanzin ! Voici maintenant qu’il a accompli son vœu…

Marc José Péro

C’est bien cette œuvre de collaboration et d’échanges de savoir-faire entre un styliste de Martinique et un autre du Bénin, qui a convaincu l’association Diaspora sans frontières. Mais c’est surtout la perspective de la création en commun d’une école de formation qui finit de convaincre, sa secrétaire Cécile Adrubal.

Cécile Adrubal

Une convention sera signée entre Diaspora sans Frontières et l’entrepreneur styliste béninois. L'objectif est de garantir le succès du projet, dans le droit fil d’initiatives économiques, sociales et humanitaires pouvant contribuer à l’échange de savoir-faire entre des professionnels de la diaspora et ceux du continent africain. C'est la conviction de Saturnin Dokoui, président de l'association.

Saturnin Dokoui

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