Une journée nationale itinérante pour sensibiliser sur le don d’organes et les greffes en Martinique

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Prélèvement d'organe en cours dans un hôpital. ©Cap/image France 2
Chaque année, le 22 juin est désigné "journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs". L’édition 2022 est l’occasion de mobiliser tous les acteurs, "afin que chaque patient ait toutes les chances de bénéficier de la greffe dont il a besoin".

La journée nationale consacrée aux transplantations est organisée chaque année le 22 juin, par l’agence de la biomédecine. Elle invite le grand public à la réflexion sur le don d’organes et de tissus et à la reconnaissance aux donneurs, ainsi qu’à leurs proches.

Le principal objectif de cette journée est de faire prendre conscience à la population que tout le monde est un donneur potentiel d’organes et de tissus, à moins de s’y être opposé de son vivant.

Ministères de la santé et de la prévention & des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées

"Nous mobiliser pour renforcer la greffe"

Cette nouvelle édition de la Journée nationale vise à "donner une impulsion forte et durable à cette activité" comme le préconise le CHUM, dans le cadre du nouveau plan ministériel, publié en mars dernier.

C'est ensemble, avec et pour les patients, que nous devons nous mobiliser pour renforcer la greffe en France.

Emmanuelle Cortot Boucher - directrice générale de l’Agence de la biomédecine.

En effet, la loi sur le don d’organes et de tissus reste mal connue, même si elle progresse : "en 2018, 24% des Français connaissent la loi en spontané. Ils étaient 7% en 2015 (78% des Français la connaissent en assisté)" d’après les chiffres du gouvernement.

La Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) du CHU de Martinique, tiendra à l’occasion de cette journée nationale itinérante, un stand d’accueil et d’informations dans 3 communes de l’île, à Trinité (le 22 juin), au Marin (le 23 juin), et à Schœlcher (le 24 juin).

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Journée nationale itinérante de réflexion sur le don d'organes et les greffes en Martinique (juin 2022). ©CHUM 972 / DR

Ces moments seront l’occasion d’échanger et de rappeler ce qu’il faut retenir sur le don et la greffe d’organes et de tissus des donneurs vivants ou décédés.

Il n’y a pas de limite d’âge pour donner ses organes, ni pour en recevoir. Les personnes de plus de 60 ans peuvent rarement donner leur cœur, mais les reins ou le foie peuvent être prélevés chez des personnes beaucoup plus âgées. Seul compte l’état des organes, qui dépend beaucoup des conditions dans lesquelles la personne est décédée et de son hygiène de vie (…).

CHUM

"L’aspect du corps ne change pas"

Le prélèvement des organes et des tissus est un acte chirurgical effectué avec le même soin que ceux pratiqués sur une personne en vie. Les incisions sont refermées et recouvertes par des pansements et si besoin, des prothèses artificielles sont posées pour que l’aspect du corps ne change pas. Une fois l’opération effectuée, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques qu’elle souhaite.

CHUM

Nous sommes tous des donneurs potentiels

La loi française prévoit que nous sommes tous des donneurs d’organes à notre mort, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en s’inscrivant sur le registre national des refus, soit en informant ses proches). Il est possible de ne donner que certains organes et tissus.

Pour ce faire, il faut préciser sur le registre national des refus ou indiquer à ses proches les organes et les tissus qui ne doivent pas être prélevés. Enfin, rien n’est irrévocable, car une personne qui s’est inscrite sur le registre du refus peut à tout moment revenir sur sa décision et modifier sa volonté.

En Martinique, sur 20 donneurs potentiels recensés (mort cérébrale) par an, 10 aboutissent au prélèvement. En 2021 : 10 sur 16 potentiels. 143 martiniquais sont actuellement inscrits sur la liste d'attente de greffe rénale.

Communication du CHUM

A l’échelle de toute la France, plus de 66 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.