Usine du Galion : les planteurs de canne s'inquiètent des hésitations des politiques

Les planteurs préparent la prochaine saison dans l'anxiété.
Les élus de la majorité de la CTM ne savent pas s'il faut changer la chaudière de l'usine du Galion, la réparer ou la raccorder à l'usine Albioma de Trinité. Ces hésitations fragilisent le monde de la canne.
Les hésitations des élus de la majorité de la CTM, inquiètent les planteurs à trois mois du début de la récolte. Ils estiment que le débat n'a que trop duré alors que la chaudière du Galion, vieille de 27 ans, est à bout de souffle, obsolète et dangereuse. Cela fait pourtant plusieurs années que toutes les personnes concernées par le dossier connaissent la situation. À chaque approche de l'ouverture de la récolte de la canne à sucre c'est l'émoi. Décideurs politiques et responsables industriels ne sont pas en harmonie.

Toute une filière suspendue à la décision politique


Il serait possible de réparer la chaudière défectueuse de la sucrerie du Galion. "Il s'agit de la réparation des tubes de la chaudière qui sera bien moins chère que le raccordement ou l'achat d'une chaudière neuve", explique Richard Barthéléry, président de la Saem du Galion. En attendant si l'usine du Galion ne fonctionne pas, les planteurs ne peuvent pas anticiper sur la signature des contrats des saisonniers, par exemple. 

(Re)voir le reportage d'Édouard Estripeaut et André Quion Quion
Les planteurs s'inquiètent des hésitations des politiques dans l'affaire de la chaudière de l'usine du Galion ©martinique