Violence en Martinique : les pharmacies baissent le rideau

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Pharmacie Sainte-Thérèse
L'une des pharmacies de l'avenue Maurice Bishop à Sainte-Thérèse a été vandalisée dans la nuit de mercredi 24 au jeudi 25 novembre 2021. ©Martinique la 1ère
C'est en signe de protestation, suite à la dégradation et au pillage d'une officine de l'île que les professionnels ont décidé de "baisser les rideaux des pharmacies" samedi 27 novembre 2021. Pour des raisons de sécurité, les services de garde ne seront plus assurés à compter de cette date.

Acheter des produits de parapharmacie ou récupérer les médicaments d'une ordonnance sera plus difficile ce samedi 27 novembre 2021. 

La Fédération des Syndicats des pharmaciens d'officine de Martinique(FSPF), l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) et l'Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine (USPO) ont décidé de se mobiliser en signe de protestation.

Lors des nuits de violence qui sévissent sur l'île, plusieurs établissements ont été vandalisés. 

Un service de santé de proximité 

Ainsi, les rideaux des pharmacies de Martinique seront baissés ce samedi 27 novembre 2021.

Nous allons travailler les volets fermés, comme lors d'une garde, durant la journée de samedi. Peut être que par la suite cela pourrait évoluer, mais en attendant, nous allons travailler comme ça. 

 

Nous devons quand même travailler et nous assumons notre mission de service de santé de proximité. Mais si on braque nos officines, on les détruit et on les pille, nous n'allons pas continuer à travailler dans ces conditions.

 

C'est pour bien manifester notre désaccord. Il y a des affrontements, nous ne prenons position ni pour ni contre, par contre quand on s'attaque à nos infrastructures, nous trouvons cela dramatique.

Jordi Zecler, président de la FSPF972

 

Par ailleurs, pour des raisons de sécurité, les gardes sont "suspendues"à compter de ce samedi 27 novembre. 

La conjoncture ne se prête pas à ce que l'on puisse continuer à effectuer des gardes sur le territoire. Se déplacer devient très compliqué, autant pour nous que pour notre personnel.

 

Plutôt que de se mettre en danger, nous préférons ne pas continuer les gardes. 

 

Pour toutes urgences, les usagers sont invités à contacter le centre 15.