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Violence en Martinique : le gouvernement est attendu au tournant par les élus locaux

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Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, à l'Elysée.
Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, à l'Elysée. ©Lucien Camosso / ANADOLU AGENCY
A Paris, le gouvernement a fait sa rentrée politique à l’Elysée, à l’occasion du conseil des ministres ce mercredi 21 août 2019.
Les sujets étaient nombreux sur la table, mais la question de la violence en Martinique n’était pas à l’ordre du jour.
Pour la reprise des travaux du conseil des ministres ce mercredi 21 août 2019, le Président de la République, Emmanuel Macron, a remercié celles et ceux qui sont restés mobilisés durant les grandes vacances sur les dossiers sensibles.

Pourtant, il y a au moins un sujet qui n’a pas reçu de réponse de la part du gouvernement : C’est la question de la violence en Martinique.
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Depuis le début de l’année, 14 homicides ont été recensés en Martinique, dont 12 personnes tuées par balles. Les principaux élus de l’île ont d’ailleurs appelé le mois dernier, le gouvernement à agir rapidement et à mettre en place un véritable plan de prévention contre la violence, en attendant d’être reçus à Paris.

La question a été posée à l’issue du conseil des ministres par Serge Massau à la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. Cette dernière a renvoyé la balle à la ministre des Outre-mer.

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.


Face à cette escalade de la violence, le syndicat Alliance Police est encore monté au créneau. Son secrétaire départemental adjoint Louisy Berté a récemment pointé du doigt une nouvelle fois le manque de moyens et d’effectifs en particulier sur le territoire du Lamentin, notamment la nuit.

De son côté, la Sénatrice (Lamentinoise) Josette Manin qui a confirmé sur notre plateau TV le constat du syndicaliste, a réitéré l’appel en direction de l’Etat.

Quant au maire de la ville, David Zobda, il souligne que :

« L’absence de patrouille de nuit dans la commune ne peut être tolérée, surtout dans les quartiers sensibles, malgré un dispositif efficace de la police municipale et des caméras de surveillance, lesquelles permettent de solutionner certains dossiers ».

David Zobda en appelle lui aussi "à la responsabilité de l’Etat et à une prise en compte rapide de cette situation, par les membres du gouvernement".

(Re)voir le reportage de Franck Edmond-Mariette et d’André Quion-Quion.
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