Violences conjugales : Carole, victime présumée, témoigne "pour aider les femmes qui se murent dans le silence"

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Violences conjugales
Image d'illustration ©PHOTOPQR / LA PROVENCE / MAXPPP
Des images choquantes d'une femme victime présumée de violences conjugales circulent sur les réseaux sociaux. Les photos ainsi que le témoignage volontaire de Carole sont difficilement supportables. Le jugement du procès engagé par cette dernière est attendu pour février 2022.

Vous l’avez peut-être vue sur les réseaux sociaux, depuis lundi 1er novembre 2021, une femme accuse son compagnon de l’avoir frappée. La victime présumée affirme avoir supporté ces violences conjugales durant 8 ans, avant de témoigner publiquement sur internet.

Carole affirme avoir reçu la dernière fois un coup de tasse au visage asséné par son agresseur, un témoignage volontaire accompagné de deux photos.

La victime a déposé plainte contre son ex ami qui a été placé sous contrôle judiciaire. Le jugement est attendu pour février 2022. Carole, gérante d’un restaurant en Martinique, souhaite que son témoignage puisse "inciter les autres femmes battues à dénoncer leur bourreau".

Que dit la loi ?

 

Toutes les violences conjugales sont interdites par la loi, qu'elles visent un homme ou une femme, qu'elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles.

Il s'agit des violences commises au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre.

 

La victime de violences conjugales qui signale les faits, peut bénéficier de nombreuses mesures de protection de la part des institutions publiques et des associations.

Ces mesures peuvent même s'étendre aux enfants.

(service-public.fr)

 

Que doivent faire les victimes ?


En Martinique, depuis le 1er octobre 2021, la gendarmerie a lancé une "Maison de Protection des Familles" (MPF) à Redoute à Fort-de-France. Cette unité est spécialisée dans les affaires de violences faites aux femmes.

Les plaignantes sont invitées à dénoncer les faits en appelant la police au 17 ou au 112. Il est aussi possible d’envoyer un SMS au 114. Les pompiers (18) et le Samu (15) peuvent également être alertés, notamment en cas de blessures. Une plate-forme de chat est aussi disponible

L'accompagnement des victimes


Les victimes qui sont contraintes de quitter le domicile familial peuvent trouver de l’aide en faisant le 115 pour contacter le Samu social. Elles doivent également faire constater leurs blessures par un médecin, à l’hôpital ou par une sage-femme. 

- Le 3919, service spécialisé dans les violences faites aux femmes ;
- L'Association du Réseau France Victimes, via le numéro 116 006 Victimes ;
- Le Centre d'Information des Droits des Femmes ;
- Le Site Parcours-Victime, qui vous guide à chaque étape.

"5 ans de prison et 75 000 euros d'amende"


Les forces de l’ordre encouragent de leur côté toute personne victime de violence à venir déposer plainte, afin de favoriser l'intervention. Les victimes peuvent également saisir le Juge des Affaires Familiales pour obtenir une ordonnance de protection.

La gravité des sanctions est évaluée en fonction des blessures infligées. Si les violences ont entraîné une incapacité temporaire de travail ou une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours, "la peine maximale est de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende".