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George PAU-LANGEVIN inaugure le SAMU et le " Pôle mère- enfant" du CHM

George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre -Mer qui a accompagné le président François Hollande à la Réunion et à Mayotte a inauguré samedi 23 août 2014 le SAMU 976 et le tout nouveau « Pôle mère – enfant » du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le

George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre -Mer qui a accompagné le président François Hollande à la Réunion et à Mayotte a inauguré samedi 23 août 2014 à la fois le SAMU 976 et le tout nouveau « Pôle mère – enfant » du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).

La ministre de l’outre-mer a constaté à cette occasion les progrès énormes réalisés par le CHM dans l’acquisition des  équipements modernes.
Elle a aussi touché du doigt les difficultés, les pesanteurs et les freins auxquels sont confrontés les équipes des praticiens hospitaliers.

Le docteur CHAMOUINE ABDOURAHIM, chef du «  Pôle mère – enfant » a particulièrement attiré l’attention de George Pau – Langevin sur la carence, le manque, l’insuffisance des effectifs, des personnels médicaux et paramédicaux.

« Nous vivons en permanence dans l’ inquiétude, la crainte de mettre nos patients en danger et donc nous avons besoin d’ avoir des effectifs médicaux et paramédicaux adaptés au travail que nous avons à produire , notamment pour assurer la permanence des soins, le suivi des pathologies chroniques et des enfants hospitalisés », a expliqué Chamouine Abdourahim. 

  Exercer la médecine dans des conditions de sécurité

Il a indiqué que son service étant le seul service de néonatologie pour toute l’île, ses équipes  font face à une importante charge de travail pour la population, pour le nombre des naissances.

«  L’ activité de gynécologie – obstétrique représente plus de 50% de l’ activité d’hospitalisation du CHM, seule structure de soins périnataux à Mayotte, avec 6640 accouchements en 2013…On ne peut refuser aucun enfant, nous avons besoin d’avoir des idées claires et une vision de nos tutelles sur le niveau de soins que nous donnons à nos patients et surtout d’avoir les moyens qui vont avec… Concrètement, nous réalisons, à l’ exception de quelques actes de spécialité telles que la cardiologie, la chirurgie néonatale, nous prenons en charge des nouveaux nés selon les critères d’un niveau 3 de France métropolitaine. », a souligné le docteur Chamouine Abdourahim.

Il a bien insisté sur la nécessité d’augmenter le  personnel médical et paramédical, seule condition, pour lui, d’exercer la médecine dans des conditions de sécurité.

 
de gauche à droite : Dr Abdourakim Chamoune , chef de " Pôle mère - enfant " et Dr Abdou Madi, chef de Pôle gynéco - obstétrique © PHOTO : EMMANUEL TUSEVO :
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO : de gauche à droite : Dr Abdourakim Chamoune , chef de " Pôle mère - enfant " et Dr Abdou Madi, chef de Pôle gynéco - obstétrique


 Des mesures d'incitation à l'installation des jeunes médecins

La ministre des Outre – mer, George PAU – LANGEVIN  a expliqué que le manque de personnel médical, notamment des spécialistes, n’est pas propre à Mayotte. Des régions métropolitaines dans l’est de la France souffrent de la désertification médicale. Il s’agit pour résoudre ce problème de rendre les régions concernées plus attractives.

«  Le désert médical causé par le déficit des spécialistes en médecine privée rend le rôle de l’hôpital public et des dispensaires encore plus important … Ceux – ci offre à la population une couverture sanitaire qui arrive à régler l’essentiel des problèmes.Il faut tout mettre en œuvre pour attirer de plus en plus de médecins du privé à venir à Mayotte relayer les efforts qui sont faits dans le service public...La ministre de la santé, Marisol Touraine travaille pour inciter les jeunes médecins à s’installer dans des endroits où ils n’iraient pas spontanément. Il faut qu’on regarde comment ces types d’incitations peuvent   être valables pour Mayotte », a dit la ministre des Outre – mer.
  
 Indemnité particulière d'exercice ( I P E )

Elle a précisé qu’en ce qui concerne les médecins hospitaliers, il y a une prime qui a été votée, une prime permettant qu’ils soient davantage indemnisés pour qu’ils puissent aller dans zones moins attractives. Il s’agira pour la ministre des Outre- mer de voir si on peut faire à Mayotte ce qu’on fait dans certains territoires qui sont aujourd’hui ruraux, qui sont assez peu ou mal desservis en médecins. 

Les praticiens hospitaliers attendent la signature de l'indemnité particulière d'exercice ( I P E ) qui pourrait permettre de fixer les praticiens hospitaliers pendant plusieurs années à Mayotte et qui est une reconnaissance du travail de longue haleine effectué par les titulaires.

EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU, Grand reporter France Télévisions Mayotte 1ère , Correspondant AFP  , Agence  France  Presse .
  

Retrouvez cette information sur notre site Internet :
http://www.ars.ocean-indien.sante.fr/index.php?id=175467
 
                          LIRE AUSSI :

    Visite de Mme George Pau-Langevin,
Ministre des Outre-mer
au Centre Hospitalier de Mayotte
Contacts Presse :
ARS OI :
Cybèle FOOLCHAND – Portable : 06 92 78 33 56
CHM :
Etienne MOREL – Portable : 06 39 69 14 64
23 août 2014
DOSSIER DE PRESSE
Dossier de presse – 23 août 2014 2
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Visite de Mme George Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer, au Centre
Hospitalier de Mayotte le 23 août 2014
A l’occasion de sa venue à Mayotte le 23 août 2014, Mme George Pau-Langevin, Ministre
des Outre-mer, visite le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), en présence de Jacques
WITKOWSKI, Préfet de Mayotte, Chantal de SINGLY, Directrice Générale de l’ARS Océan
Indien et Etienne MOREL, Directeur du CHM. Moments forts de cette visite : l’inauguration à
la fois du SAMU 976 et du tout nouveau «Pôle Mère-Enfant» de l’hôpital. Enfin une
exposition intitulée «l’architecture des dispensaires de Mayotte, des lieux d’accueil,
d’écoute et de santé » sera proposée.
Les grands chantiers présentés
Création du samu976
L’ARS OI a établi une nouvelle organisation des urgences avec le CHM afin d’en garantir l’accès en moins
de 30 minutes. Cette organisation a nécessité la mise en place de « correspondants SAMU » à partir des
centres de référence (niveau de soins intermédiaire entre le plateau technique de Mamoudzou et les
dispensaires de proximité). En parallèle, le SAMU 974 a accompagné la création du SAMU 976 en
garantissant notamment la formation des médecins correspondants du SAMU de Mayotte.
Un service maternité renforcé et rénové
L’activité de gynécologie-obstétrique représente plus de 50 % de l’activité d’hospitalisation du CHM, seule
structure de soins périnataux à Mayotte, avec 6640 accouchements en 2013. Afin de permettre une prise en
charge, dans des délais compatibles avec la sécurité de la mère et de son ou de ses foetus, l’hôpital se dote
d’un nouvel espace d’accueil, avec une extension de la maternité centrale, pour doubler sa capacité (de 45
à 72 lits) et augmenter le nombre de salles de naissance (de 4 à 7).
Une exposition sur les dispensaires
En 2012, à l’initiative de l’Agence de Santé Océan Indien, afin de valoriser l’action menée au sein des
dispensaires et mener une réflexion sur leurs perspectives d’évolution, des élèves de l’Ecole d’architecture
de La Réunion ont réalisé un inventaire des dispensaires mahorais. Ce travail sera exposé pour la première
fois au CHM le 27 juillet à l’occasion de la visite du Président de la République. Ce relevé architectural est
destiné aux professionnels de santé pour leur permettre de mener une réflexion pour faire évoluer les
dispensaires vers une architecture plus adaptée aux besoins des usagers.
Dans un second temps, l’exposition sera proposée dans différentes communes de l’île dans le cadre de
débats publics et lors de colloques organisés par les acteurs de la santé.
Mieux répondre aux besoins de santé à Mayotte
L’Agence de Santé Océan Indien décide et met en oeuvre la politique de santé à Mayotte comme à La
Réunion, avec les acteurs de santé. A ce titre, elle a en charge le pilotage de l’organisation de l’offre de
santé. Le volet de l’offre de soins est entièrement assuré sur le territoire par le Centre Hospitalier de
Mayotte (CHM) et ses centres de références et dispensaires qui joue un rôle prépondérant dans le système
de santé local. Afin d’améliorer la qualité et la sécurité des soins, l’ARS OI accompagne le CHM dans ses
projets d’évolution.
Des évolutions inscrites dans le CPOM de l’établissement
Le 25 avril 2014, le Centre Hospitalier de Mayotte représenté par son directeur, Etienne MOREL, a
contractualisé ses engagements par la signature d’un Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM)
avec l’Agence de Santé Océan Indien, représentée par Chantal de SINGLY, Directrice Générale. Le CHM
s’est ainsi engagé à participer à la déclinaison opérationnelle du Projet de Santé (PRS) adopté par l’ARS OI.
Dans ce contrat, de l’établissement, la création du Samu 976 et la restructuration du parcours de la femme
enceinte figurent parmi les orientations stratégiques retenues pour la période 2013-2017.
Dossier de presse – 23 août 2014 3
Sommaire du dossier de presse
Organisation du système de santé à Mayotte P. 4
Le Centre Hospitalier de Mayotte :
un rôle prépondérant dans l’offre de soins mahoraise
P. 6
Création du samu976 P. 7
Un service de maternité renforcé et rénové
P. 9
Exposition : les dispensaires de Mayotte
P. 10
Dossier de presse – 23 août 2014 4
ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE A MAYOTTE
Panorama de la santé à Mayotte : démographie, déterminants et état de santé
Une population jeune, avec une croissance démographique importante liée à une natalité forte et à
l’afflux migratoire… [1]
En 2012, 212 000 habitants (212 645) ont été recensés à Mayotte par l’INSEE. La croissance
démographique y est 3 fois plus importante qu’en France entière : +2,7% par an à Mayotte sur la période
2007-2012, contre +0,5% en France pour la période 1999-2006.
Ce dynamisme démographique s’explique par un solde migratoire positif et par un fort excédent naturel où le
nombre de naissances y est bien supérieur au nombre de décès : près de 6 500 naissances par an (Etatcivil
: 2012).
Cette natalité dynamique se traduit par une population très jeune où, en 2012, les moins de 20 ans
représentent 54,5% des habitants de Mayotte et les 60 ans ou plus 4,2% (contre Réunion 32,2% de < 20
ans et 13,6% de 60 ans + et Métropole 24,4% de < 20 ans et 24,1% de 60 ans + RP INSEE 2013).
L’espérance de vie à la naissance est encore faible à Mayotte. Elle est en 2007 de 73 ans (hommes et
femmes confondus, l’INSEE n’est pas en mesure de produire des données fiables pour chaque sexe) soit
l’espérance de vie de la métropole au début des années 1990. (Métropole en 2011 : 78,5 ans hommes et
84,9 ans femmes)
… avec une surmortalité autour de la grossesse
De même, il est observé une surmortalité marquée autour de la grossesse :
- un taux de mortalité infantile estimé à Mayotte 3,7 fois plus important qu’en métropole (13,5‰
naissances sur la période 2008/2010 contre 7,5 ‰ à La Réunion et 3,6‰ en métropole),
- La part des mort-nés estimée 2,5 fois plus importante qu’en métropole (5,1% contre 1,9%)
- La part des décès néonataux estimée 3,5 fois plus important qu’en métropole (2,8% contre 0,8%)
La jeunesse de sa population et le taux de mortalité infantile encore élevé font que la part des décès
survenue avant 65 ans (décès prématurés) y est prédominante (58,2% à Mayotte en 2008-2009, contre
38,2% à La Réunion en 2007 et 20,7% en métropole en 2007).
Une présence forte de la population étrangère liée à l’attractivité de Mayotte.
Une des particularités de l’île de Mayotte est l’importance de la population étrangère. 84 600 personnes
recensées en 2012, sont de nationalité étrangère, soit 40% de la population de l’île. La proximité de l’Union
des Comores et de Madagascar, pays très pauvres à l’échelle mondiale, entraine des flux d’immigration
importants en provenance des Comores. L’Union des Comores est classé 134e sur 177 pays à l’indice de
développement humain (IDH) de 2007-2008, Madagascar 143e et la France 10e. L'IDH est un indice
statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990
pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. Il se fonde sur trois critères majeurs :
l'espérance de vie, le niveau d'éducation et le niveau de vie.
Pauvreté, barrière de la langue, insalubrité, densité importante, maladies infectieuses, telles
sont les nombreux déterminants de santé auxquels sont exposés les mahorais
Selon l’INSEE, à Mayotte un habitant sur cinq gagne moins de 100 euros par mois. La population mahoraise
ne dispose pas encore de l’accès à toutes les prestations sociales et familiales versées dans les autres
départements français. Elle ne bénéficie pas de la CMU de base et l’AME. De même, depuis le 1er juillet
2012, le SMIG brut mahorais représente 82,54 % du SMIC brut métropolitain et fait l’objet d’une politique
d’alignement sur le SMIC métropolitain.
Dossier de presse – 23 août 2014 5
Ces conditions socio-économiques font que la richesse par habitant (PIB) est 5 fois plus faible à Mayotte
qu’en métropole. Une grande partie de la population est ainsi mise à l’écart du développement économique
de l’île où pour une grande majorité leurs revenus sont plus bas que ceux de métropole, alors que les prix à
la consommation sont plus élevés (2 à 3 fois plus chers qu’en métropole).
L’île de Mayotte est une des régions les plus densément peuplée de France (511 hab./km² contre 322 à La
Réunion et 98 en France métropolitaine). La densité urbaine y est importante voir très importante dans
certaine commune. Selon le recensement INSEE de 2007, 28% des logements sont inconfortables et
seulement 37% des résidences principales ont une prise d’eau dans le logement. La population n’a pas
d’autres choix que de disposer à l’extérieur des récipients pour collecter l’eau de pluie, permettant ainsi la
naissance et le développement de gîtes larvaires.
La dynamique démographique génère des besoins importants tant en logement qu’en équipement impactant
forcément l’environnement mahorais et favorisant la circulation des maladies infectieuses telles que la
leptospirose, la fièvre de la vallée du Rift. Actuellement, l’île de Mayotte connaît une situation épidémique de
dengue. Le point épidémiologique du 12 juin faisait état de 351 cas au total de dengue depuis le début de
l’année [2].
La prise en charge et l’accompagnement
L’offre libérale, quelle que soit la catégorie professionnelle concernée, est faible et très inférieure aux
densités constatées en métropole.
Professionnels de santé hors remplaçants
PROFESSIONS CHM LIBERAUX DENSITE LIBERAUX
pour 100.000 habitants1
Médecins généralistes 58 212 10
Médecins spécialistes 128 8 4
Total médecins 186 29 14
Chirurgiens dentistes 7 10 4
Sages-femmes 110 6 3
Infirmiers 420 137 60
Masseurs kinésithérapeutes 10 43 20
Orthophonistes 2 4 2
Orthoptistes 1 0 0
Pédicures-podologues - 0 0
Ergothérapeutes 1 0 0
Psychomotriciens 1 0 0
Nombre d’officines
pharmaceutiques 1 17 8
Nombre de laboratoires privés
d’analyses médicales - 1 0.5
Cette situation s’explique tout d’abord, pour une large part, par l’organisation de la protection sociale. Pour
les affiliés sociaux, alors que les soins sont gratuits au CHM, en ville, ils doivent acquitter le ticket
modérateur, trop lourd pour la plupart des Mahorais, la C.M.U.C. (Couverture maladie universelle
complémentaire) n’existant pas à Mayotte. Pour les non-affiliés sociaux, l’absence d’aide médicale d’Etat
rend difficile l’accès aux soins de ville.
1 Le calcul de la densité a été effectué sur la base des données du recensement intervenu en 2012 soit 212.600 habitants.
2 Au 1er janvier 2014, les médecins généralistes ne sont plus que 17.
Dossier de presse – 23 août 2014 6
LE CENTRE HOSPITALIER DE MAYOTTE :
UN ROLE PREPONDERANT DANS L’OFFRE DE SOINS MAHORAISE
Le Centre Hospitalier de Mayotte est le principal offreur de soins du territoire, aussi bien pour les
soins hospitaliers que pour l’activité externe. L’organisation territoriale du CHM a été pensée dans
une logique de gradation des soins. Elle repose sur trois types de structures : les dispensaires, les
centres de référence et le site principal de Mamoudzou.
Les dispensaires :
13 dispensaires, répartis dans toute l’île, constituent le niveau de premier recours et assurent :
- des consultations de médecine générale ;
- des consultations infirmières ;
- le suivi des sorties d’hospitalisation ;
- le suivi des patients atteints de maladies chroniques ;
- la dispensation gratuite de médicaments pour les traitements aigus ;
Les centres de référence
4 centres de référence sont installés : dans le Nord (DZOUMOUGNE), dans le Centre (KAHANI), dans le
Sud (M’RAMADOUDOU) et en Petite-Terre (DZAOUDZI). Ces centres assurent les mêmes missions que les
dispensaires mais sur des horaires élargis. Des lits d’hospitalisation de gynécologie-obstétrique (68) y sont
également installés pour la réalisation d’accouchements physiologiques. En 2011, 38% des accouchements
de l’île ont été réalisés dans ces centres dont 632 à M’RAMADOUDOU, 661 à KAHANI, 849 à
DZOUMOUGNE et 420 à DZAOUDZI.
Le site principal de Mamoudzou
Il accueille le plateau technique et l’essentiel des capacités d’hospitalisation du CHM.
Le plateau technique du CHM est complet puisqu’il comprend :
- une structure des urgences
- un S.M.U.R.
- un centre de régulation des appels urgents (15)
- une réanimation
- un bloc opératoire
- un service d’imagerie avec accès à un
scanner et un appareil d’I.R.M. (géré par
un G.I.E. constitué entre le CHM et le
cabinet d’imagerie médical privé)
- un laboratoire de biologie
- un caisson hyperbare.
Implantation des structures
de soins du CHM et des pharmacies
au 1er juillet 2013

Dembeni
Tsingoni
Bandrele
Mamoudzou
Koungou
Chirongui
Bandraboua
Kani-Kéli
Sada
Acoua
Ouangani
M'Tsangamouji
Chiconi
Bouéni
Mtsamboro
Dzaoudzi
Pamandzi
Sud
Centre
Nord
Grand Mamoudzou
Petite Terre
Etablissements de soins
et pharmacies
au 01/07/2013
Sources : CHM - ARS OI
Exploitation : ARS OI/DSP/ES

Mamoudzou
Pharmacies installées
Pharmacies autorisées
non ouvertes
Centres de consultations
Hôpitaux de référence

Limite des secteurs
Limite communale
Dossier de presse – 23 août 2014 7
CREATION DU SAMU976
Le CHM est actuellement autorisé à l’activité de médecine d’urgence (accueil des urgences et SMUR).
L’autorisation de cette activité est renouvelée en 2014 et s’accompagne de l’autorisation du centre de
régulation des appels (centre 15) permettant ainsi la création du SAMU 976.
L’accès aux soins urgents de la population en moins de 30 minutes figure parmi les engagements phares du
pacte territoire santé : il est également l’une des priorités du Président de la république et du gouvernement.
La mise en place de ce dispositif permettra ainsi, au bénéfice de la population mahoraise, de répondre aux
exigences nationales en matière d’accès aux soins urgents.
Zoom sur l’organisation du service de médecine d’urgences du CHM
- une structure d’accueil des urgences avec une unité d’hospitalisation de très courte durée
(1 secteur adulte et 1 secteur pédiatrique) ;
- un service mobile d’urgence et de réanimation;
- un centre de régulation des appels
- une activité de médecine générale organisée en zone d’accueil, tous les jours de la semaine, pour
répondre aux besoins de consultations non urgentes et à l’absence de permanence des soins dans
le secteur libéral.
- une cellule logistique des Evacuations sanitaires (EVASAN) installée au sein des locaux du SAMU,
cellule d‘organisation des transferts vers La Réunion ou la métropole (plus de 500 par an).
Chiffres importants (épidémiologie, statistiques, financements …)
Passages au service des urgences :
 En 2013, 44 465 patients ont transité par la zone d’accueil et d’orientation des urgences du
CHM (+5% par rapport à 2012),
 5583 patients hospitalisés après un passage aux urgences
 40 % des passages concernant la pédiatrie (enfants de moins de 15 ans)
Sorties SMUR pour 2013 :
 Nombre de véhicules SMUR : 2
 Nombre total de sorties : 1256 sorties soit 3 à 4 interventions par jour
 Nombre de sorties primaires : 661 dont 38 sorties aériennes, 5 sorties maritimes et 18 sorties
« couveuses » (transferts de nouveaux nés de maternités périphériques vers le CHM)
Centre de régulation des appels (centre 15) :
L’activité en 2013 est de 40.746 appels entrants dont 29.000 donnent lieu à ouverture d’un dossier
médical (activité doublée en 4 ans)
Dossier de presse – 23 août 2014 8
Le Samu 976 : Quelle couverture sur le territoire ?
Le SAMU 976 couvre l’ensemble du territoire de Mayotte, soit un territoire de 374 km2. Son organisation
devrait permettre l’accès en moins de moins de 30 minutes à un service d’urgences.
Correspondants ou « partenaires du SAMU » :
Depuis le 1er semestre 2013, les médecins remplissent des fonctions assimilables à celles de médecins
correspondants du SAMU ; ils peuvent être déployés autour du centre de référence pour assurer à la
population un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes, dans l’attente de l’arrivée du SMUR. Ce
dispositif est basé sur les quatre centres de référence du CHM (Dzoumogné, Kahani, M’Ramadoudou,
Dzaoudzi).
Zone de Petite-Terre :
‒ en journée, transfert vers le CHM depuis l’hôpital de Dzaoudzi via la barge/amphidrome (priorité)
‒ la nuit : mobilisation de la barge dans un délai minimum de 20 minutes, suivie de l’acheminement
entre l’hôpital de Dzaoudzi à la barge (port), puis ensuite transfert vers le CHM soit un délai
d’environ 30-40 minutes.
SMUR maritime :
Le service des urgences du CHM peut être mobilisé pour des secours en mer (transport des équipes par les
moyens maritimes de la gendarmerie, hélicoptère, etc.).
Perspectives d’évolution
‒ La convention de coopération entre le CHU de La Réunion et le CHM a permis de développer un
partenariat avec le SAMU 974 notamment avec un appui pour la structuration du SAMU 976, la
création de postes d’assistants partagés sur les urgences, etc ;
‒ Centre d’enseignement des soins d’urgence (CESU) du CHM : en cours de constitution ;
‒ Evaluation fin 2014 du dispositif des correspondants SAMU en lien avec le CHM et le CHU de La
Réunion afin d’améliorer les organisations.
Dossier de presse – 23 août 2014 9
UN SERVICE MATERNITE RENFORCE ET RENOVE
Contexte
Les domaines périnatal et de la santé des jeunes enfants sont des enjeux porteurs de notre avenir. A
Mayotte, il s’agit de privilégier avant tout la sécurité sanitaire de la mère et de l’enfant.
Quelques données d’observation :
A Mayotte, le taux de natalité reste élevé (40 ‰) en raison de la forte proportion des jeunes filles d'âge
fécond dans la population. Les déclarations de grossesse sont moins fréquentes, la majorité des femmes
n'ont jamais vu d'anesthésiste (67 %), le nombre moyen d'échographie est nettement inférieur à celui de la
métropole (2,7 contre 4,5). Les conditions d'accouchement sont différentes à Mayotte par rapport à La
Réunion et la métropole. Les femmes arrivent plus tardivement à la maternité et la part des accouchements
à domicile est plus importante. Si le taux de césarienne est équivalent, elles se font plus tardivement.
(Source : ARS OI - Nos iles, notre santé - « MATERNITÉ, PÉRINATALITÉ À MAYOTTE », 2013)
La prise en charge des grossesses par le CHM
L’activité de gynécologie-obstétrique représente plus de 50 % de l’activité d’hospitalisation du CHM, seule
structure de soins périnataux à Mayotte, avec 6640 accouchements en 2013.
Le Service de Gynécologie Obstétrique est composé de 5 structures :
‒ La Maternité centrale de Mamoudzou qui concentre tous les effectifs d’obstétriciens, de pédiatres et
d’anesthésistes.
‒ Les 4 maternités périphériques réparties entre le nord, le sud et centre (20 lits chacune) et Dzaoudzi
(8 lits).
62% des accouchements sont réalisés sur le site de Mamoudzou. Les 38 % restant sont réalisés dans les
centres de référence. Ainsi, avec seulement 40 % des lits, la maternité de Mamoudzou assure 62% des
accouchements de l’île. Cette situation s’explique par la présence non seulement du seul plateau technique
de l’île sur ce site, mais aussi d’une équipe médicale permanente (obstétriciens, anesthésistesréanimateurs,
pédiatres). Cela permet l’accueil de toutes les patientes pour lesquelles l’accouchement
présente des risques.
La Maternité centrale assure la prise en charge partagée ou exclusive des grossesses à risque et la totalité
de leurs accouchements, tandis que les Maternités périphériques sont chargées de :
‒ la prise en charge des grossesses normales,
‒ le suivi partagé avec la Maternité centrale de certaines grossesses à risque,
‒ la prise en charge des suites de couches
‒ et la gestion des transferts de et vers la Maternité centrale.
L’enjeu est, notamment en cas d’urgence obstétricale, de permettre une prise en charge à l’hôpital
de Mamoudzou dans des délais compatibles avec la sécurité de la mère et de son ou de ses foetus.
Des évolutions en cours pour mieux répondre aux besoins
Les centres de références (hors celui de Petite-Terre) disposent de locaux récents, spacieux et bien équipés
pour assurer les accouchements et les suites de couches dans de bonnes conditions. La maternité centrale
de Mamoudzou est en cours d’extension pour doubler sa capacité (de 45 à 72 lits) et augmenter le nombre
de salles de naissance (de 4 à 7). Des évolutions sur l’organisation et le fonctionnement des maternités
périphériques sont envisagées pour permettre une prise en charge sécurisée et de qualité dans les centres
de référence. D’autres mesures sont envisagées :
Dispositif de télémédecine
Le Programme des Systèmes d’Information et de Télémédecine, arrêté en juin 2012 par la Directrice
Générale de l’ARS OI, prévoit la mise en place de la téléconsultation et de la télé-expertise, associées à de
la télé-échographie entre les sages-femmes des centres de référence et les médecins de la maternité de
Mamoudzou. Il est également envisagé de compléter ce dispositif par une expérimentation entre sagesfemmes
et les obstétriciens prévoyant une coopération permettant le transfert entre eux, des activités ou des
actes de soins ;
Développer la coopération avec le Centre Hospitalier Universitaire de La Réunion (CHU)
Cette coopération, officialisée par une convention signée en novembre 2013, doit être consolidée voire
développée ;
Coopération entre professionnels de santé avec transferts de compétences
Plus globalement, un plan d’actions sera élaboré sous le pilotage de l’ARS, pour améliorer et
organiser la prise en charge de la mère et de l’enfant.
Dossier de presse – 23 août 2014 10
EXPOSITION : LES DISPENSAIRES DE MAYOTTE
Contexte
En 2012, à l’initiative de l’Agence de Santé Océan Indien, afin de valoriser l’action menée au sein des
dispensaires et mener une réflexion sur leurs perspectives d’évolution, une convention a été signée entre
l’Agence, la Directions des Affaires Culturelles de La Réunion, la Directions des Affaires Culturelles de
Mayotte, et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM, dont dépend l’Ecole de La
Réunion, installée sur la commune du Port).
Objectif de cette convention : Proposer un document de travail aux professionnels de santé qui leur
permettra de mener une réflexion pour faire évoluer les dispensaires vers une architecture plus adaptée aux
besoins des usagers.
Démarche :
En janvier 2013, huit étudiants de cette école ont réalisé un inventaire des dispensaires mahorais, sous la
direction de M. Attila CHEYSSIAL (architecte). Cet inventaire est matérialisé par un document écrit et un
DVD.
Ce travail est exposé pour la première fois au CHM le 23 août à l’occasion de la visite de Mme
George Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer, avant d’être proposée dans différentes communes de
l’île dans le cadre de débats publics.
Présentation de l’exposition
L’exposition intitulée « l’architecture des dispensaires de Mayotte, des lieux d’accueil, d’écoute et de
santé », est composée de 8 panneaux traitant différentes thématiques :
Panneau 1 - Introduction et mise en situation :
Contenu / carte de Mayotte avec le repérage des lieux étudiés / données repères sur l’île /
présentation équipe étudiants et enseignants / contexte du travail
Panneau 2 - Regard général de la situation :
Les différents types de structures illustrées par des photos et croquis / légendes
Panneau 3 – des dispensaires bien intégrés à leur environnement : le cas de Sada
Panneau 4 – un dispensaire atypique et accueillant : le cas de Koungou
Panneau 5 – le rôle important du dispensaire face à l’isolement : le cas d’Acoua
Panneau 6 – un besoin d’évolution / des dispensaires obsolètes : les cas de M’tsamboro,
Labattoir et Bandrelé
Panneau 7 – de l’importance des dispensaires pour la population : le cas de Jacaranda
Panneau 8 – conclusion :
Illustration des espaces d’attente et rôles sociaux tenus par les dispensaires ; synthèse ; photo
conclusive ; remerciements ; logos.
L’exposition est extraite des travaux des étudiants : peu de texte, des titres lisibles, illustrations par photos et
croquis, cartes et légendes.
(  A R S )

                                              
                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
                                                         
    

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