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EL Anziz Hamidou(FO): La marche forcée de Mayotte vers l’égalité républicaine

Les mouvements sociaux actuels à Mayotte tournent autour d’une principale revendication : l’égalité républicaine dans un territoire devenu 100 e département français en mars 2011. Les syndicats préparent une mobilisation de masse pour se faire entendre particulièrement du patronat.

EL ANZIZ HAMIDOU , FO Mayotte © PHOTO : EMMANUEL TUSEVO
© PHOTO : EMMANUEL TUSEVO EL ANZIZ HAMIDOU , FO Mayotte
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le
El Anziz Hamidou, Secrétaire de l’Union départementale Force ouvrière a confirmé jeudi 10 septembre au site
«  Mayotte 1ère Actualités " l’adhésion pleine et entière de son syndicat à cette mobilisation.
5 délégués syndicaux de l’Union départementale Force Ouvrière ont été licenciés de la Sodifram avec
l' approbation de la Dieccte.
4 autres délégués du personnel sont sous le coup d’une menace de licenciement à la Colas

Une riposte est nécessaire contre la machine à broyer les syndicats


El Anziz Hamidou : « J’avais déjà annoncé il y a un an que depuis la départementalisation de Mayotte,le grand patronat a décidé de déclarer la guerre au syndicalisme mahorais. Il fallait s’attendre à ce que ça continue et ça continuera encore si nous, le monde ouvrier, nous ne réagissons pas. Aujourd’hui’ hui avec l’adhésion de la CGT, la CFDT et les autres syndicats, l’Union départementale Force Ouvrière est consciente qu’une riposte est nécessaire pour enrayer cette machine infernale vers un massacre pur et simple des syndicats. On réagira tous ensemble dans l’unité et c’est ce qui fait notre force, l’unité dans l’action syndicale. »

Le patronat s’accroche à son statut de puissance agissant en toute impunité


El Anziz Hamidou : «  Il fallait s’y attendre. La départementalisation a sonné le glas du grand patronat à Mayotte. C’est tout à fait naturel qu’il se défende et essaie de maintenir son statut de puissance qui peut agir en toute impunité. Aujourd’hui, nous avons retenu que la guerre des classes est présente et la classe ouvrière doit se réveiller et se mettre en ordre de bataille pour relever le défi et instaurer le dialogue social constructif parce que la départementalisation devait emmener à Mayotte plus de social, plus de dialogue social et encore plus de paix sociale. Aujourd’hui, ce n’est pas parce que le grand patronat veut la guerre des classes que tout va s’ébranler et que tout va finir en éclats. Aujourd’hui il y a une grande volonté de la classe ouvrière  d’en découdre afin qu’on puisse amorcer de façon pérenne le dialogue social .
Nous sommes demandeurs de dialogue social, on demande l’aide du gouvernement pour que le dialogue social puisse être une  réalité dans le 101e département. »

Egalité républicaine, solidarité nationale et paix sociale


El Anziz Hamidou : « Les Mahorais ont voté pour la départementalisation de leur île. ils attendaient à ce que l’égalité républicaine soit au rendez-vous. Force est de constater qu’aujourd’hui on a que des inégalités sociales. Au niveau des prestations sociales, c’est vraiment le chaos, c’est l’inégalité, au niveau des retraites, il n’y a pas d’égalité républicaine, dans tout ce qui est acquis sociaux collectifs de la République, c’est là où les inégalités sont les plus criantes à Mayotte. Que le gouvernement restaure l’égalité républicaine  pour qu’il y ait enfin la paix sociale. La population de Mayotte est en train de souffrir de tous les maux, la pauvreté, la cherté de la vie, tous ces maux là, pour la population de Mayotte, c’est une injustice.
En étant département français, on espérait avoir  la solidarité nationale, chose qu’on n’a pas aujourd’hui. Nous devrons lutter pour que les retraités, les chômeurs aient une vie meilleure dans un département français comme l’est Mayotte. »

EMMANUEL TUSEVO
 
 
 

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