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Etre binational facilite-t-il la vie à Mayotte ?

La classe politique française est fortement divisée, sur le projet de déchéance de la nationalité pour les binationaux reconnus par la justice pour faits de terrorisme

© Emmanuel Tusevo
© Emmanuel Tusevo
  • Chamsudine Ali Andry Rakotondravola
  • Publié le
C'est un débat qui est très loin des préoccupations de la région océan indien même si quelques cas de radicalisations ont été signalés. Ici, les considérations sont  beaucoup plus politiques et sociétales.
A Mayotte, avoir au moins deux nationalités est un phénomène qui s’est beaucoup développé ces dernières années.
Il est surtout le fait de jeunes nés à Mayotte de parents originaires de l’Union de Comores. A leur majorité, comme la loi le permet, ils choisissent de rester français tout en gardant la nationalité de leurs parents. Pratiquement tous font ce choix.
L’autre grand phénomène est la naturalisation.
En 2015, ce sont 361 personnes qui ont été naturalisées françaises à Mayotte. Trois cérémonies de remise des décrets de naturalisation ont eu lieu sur le département.
Il s’agissait de personnes originaires d’Afrique continentale, de l’Union des Comores, de Madagascar et de Bosnie-Herzégovine…
Des mahorais, ont aussi fait des démarches d’acquérir des nationalités étrangères ; essentiellement malgaches et comoriennes. Certains mettent en avant le fait de pouvoir circuler plus facilement dans la région, dans des pays où ils ont des attaches familiales. Les hommes d’affaires affirment qu’il est plus confortable de traiter en tant que citoyen du lieu où ils sont emmenés à travailler.
Mais, il y a aussi des considérations politiques, notamment vis-à-vis des Comores. 
Pour pouvoir être déchu de la nationalité française, il faut impérativement disposer d'une autre nationalité.
 

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