4,1 millions d'euros pour remettre à niveau l'usine de dessalement

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Le syndicat en charge de l'eau et de l'assainissement est dans une situation difficile. La Chambre régionale des comptes pointe de nombreux dysfonctionnements. ©Andry Rakotondravola
4,1 millions d’euros supplémentaires, pour remettre à niveau cette usine de dessalement. L’objectif à terme est la production de 4700 m3 d’eau par jour, contre 5300 initialement.

Pour le début des nouveaux travaux, le SMEAM et la SMAE devaient s’entendre avec la rédaction d’un nouvel avenant. Etablir point par point les pénalités et autres sanctions encourues par la SMAE entre autre en cas de non réalisation des travaux et des retards, voire si les travaux ne permettent pas d’atteindre l’objectif annoncé de la production journalière. Entamées l’année dernière, les négociations entre les deux entités ont été longues, l’avenant n’a été signé que la semaine dernière. Le début des travaux est prévu pour la rentrée 2022, pour une livraison attendue fin 2023 selon les prévisions de la préfecture.

L’extension de l’usine de dessalement de la petite-terre devait répondre en partie à la crise de l’eau rencontrée dans le département depuis plus de deux ans. Décision prise dans le cadre du plan d’urgence eau qui date déjà de 2017. 

Pour rappel, à la livraison de chantier d'extension en 2018, rien ne se passe comme prévu. Des 5300 m3/jour, l’usine produit à peine 2000m3 voire moins par jour, conséquence de "la qualité de l’eau pompée dans le lagon, qui est bien moindre que celle attendue pour l’ouvrage réalisé", selon une étude diligentée par l'Etat pour établir les raisons de la moindre production.

Pour la remise à niveau de l’usine, l’état met de nouveau la main à la poche, et annonce d'ores et déjà que d'autres investissements devraient être réalisés en grande financés entre autres par le FEDER.