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L'actualité politique 29 juin 2017

Ministère du travail
Ministère du travail
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le

La loi travail a été présentée en conseil des ministres hier. Le parlement devra voter avant la fin du mois.

Le parlement ne va pas voter sur le contenu de la loi et les détails de ses articles mais il va autoriser le gouvernement à prendre les mesures ; on appelle ça une loi d’habilitation ; ensuite le gouvernement prend des ordonnances qui sont immédiatement applicables.

Si on abrège avec les politiques ; c’est avec les organisations syndicales que le débat est déjà engagé.

La première mesure qui entrera en vigueur sera la fusion des différentes instances dans l’entreprise : le CHSCT, le CE, les Délégués du personnel en une seule.

Ensuite vont arriver toute une série de réformes négociées au fur et à mesure. Le principe général étant plus de flexibilité pour les entreprises, mais aussi de nouveaux droits pour les salariés ; par exemple le droit de toucher le chômage même si on a démissionné. Ensuite les accords au sein des entreprises seront privilégiés plutôt que des mesures générales pour tous les salariés.

D’ores et déjà des organisations syndicales fixent des lignes rouges et la CGT veut montrer son opposition en organisant une journée d’action le 12 septembre prochain. Mais d’ici là il va se passer beaucoup de choses puisqu’un marathon de rendez-vous syndicaux est annoncé.

On évoquait hier le projet d’Emmanuel Macron de réunir le congrès à Versailles. C’est maintenant confirmé. Ce sera pour ce lundi 3 juillet.

Le congrès, c’est la réunion des deux parlements : le Sénat et l’Assemblée Nationale. C’est relativement rare. En général c’est pour les réformes constitutionnelles que l’on réunit le congrès. La dernière fois que François Hollande avait réuni cette instance, c’était après les attentats de Novembre 2015 à Paris, quand il était question de la déchéance de nationalité, mesure à laquelle il avait renoncé.

Les Réunions du Congrès se font en grande pompe dans une aile du château de Versailles.

Là ce sera lundi 3 juillet, la veille du discours de politique générale du premier ministre.

Cela fait beaucoup réagir dans les médias. On avait évoqué « l’hyper-président » Sarkozy ; là c’est carrément le « président impérial » disent quelques commentateurs.

Le nouveau président de l’Assemblée Nationale François de Rugy est favorable à la suppression ou la révision de l'immunité parlementaire

François de Rugy s'est prononcé en faveur d'une suppression ou d'une révision de l'immunité parlementaire "Parce que symboliquement, c'est mal vécu par beaucoup de Français", a déclaré le nouveau président de l'Assemblée nationale lors de l'émission "Questions d'info" (LCP-AFP-Le Monde-France Info). Et de préciser :

"Il ne faudrait surtout pas qu'on confonde - il y a une lettre de différence - immunité et impunité."

François de Rugy a aussi estimé qu'il fallait changer le système de retraites des députés, pour l'aligner sur le régime général, souhaitant que des "groupes de travail" se penchent sur ce chantier, sans pour autant préciser de calendrier.

Du changement – encore – dans les rythmes scolaires. Les enfants pourront revenir à la semaine de quatre jours dès la prochaine rentrée

Le décret est paru hier au Journal officiel. Dès la rentrée, les communes pourront revenir à la semaine de 4 jours d'école en primaire, si elles le souhaitent. La semaine de 4 jours avait été instituée en 2008 sous Nicolas Sarkozy, mais l'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon était ensuite revenu à la semaine de 4,5 jours ; c'est-à-dire le mercredi matin à l’école.

La différence c’est qu’on laisse cette fois le champ libre aux communes. Aux élus de décider… En espérant qu’ils demanderont leur avis aux parents d’élèves.

Le président Emmanuel Macron a invité Donald Trump aux cérémonies du 14 juillet.

Par cette invitation adressée au président américain, le président Macron veut ainsi marquer le 100ème anniversaire de l’engagement des Etats Unis aux côtés des européens. C’est en effet en 1917 que l’Amérique s’est lancée dans la 1ère guerre mondiale en envoyant des troupes se battre contre l’Allemagne. Ce 14 juillet sur les Champs Elysées, des soldats américains défileront aux côtés des français.

Cette invitation adressée à Trump est diversement appréciée. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon estime que Trump n’est pas le bienvenu en France. L’ancien ministre socialiste Stephane le Foll est plus mesuré, il s’étonne cependant que cette invitation intervienne au moment où Trump prône le repli de l’Amérique et le protectionnisme. L'ancien ministre LR Dominique Bussereau se montre plutôt d’accord et ironise –cité par le « Le Figaro » : «Donald Trump à la tribune, regardant passer la légion et tweetant sur leur képi, ça ne manquera pas de sel. Ce qu'il faut, c'est qu'il ne veuille pas monter sur un cheval de la garde républicaine avec un chapeau et un pistolet».

Dès son entrée en fonction, la nouvelle ministre des armées a une affaire encombrante à traiter. Elle doit tirer au clair des accusations contre un général de l’armée de l’air qui utiliserait des jets comme des avions taxis.

La ministre Florence Parly, a ordonné une enquête à la suite d’un article du Canard enchaîné affirmant que le commandant en second des Forces aériennes a utilisé un avion d’entraînement Alphajet pour son usage personnel.

l’hebdomadaire affirme que le général Reboul en poste à Bordeaux, a utilisé de manière régulière un Alphajet d’une base école de la région pour aller passer le week-end dans sa propriété en Provence. Ancien pilote de chasse et d’essai, Richard Reboul est le numéro 2 de l’armée de l’air. On lui doit notamment le lancement du Rafale.

La nouvelle ministre des armées, Florence Parly, a décidé de saisir les inspecteurs généraux des armées afin « de clarifier les faits et vérifier les circonstances d’emploi des moyens aériens, précise un communiqué du ministère. « Au vu des conclusions du rapport, la ministre tirera les conséquences qui s’imposent, y compris sur le plan disciplinaire, si une utilisation abusive des moyens était
avérée »,
 BRUNO MINAS

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