L'actualité régionale 12 Septembre

COMORES

Les passagers entre les Comores et Madagascar vont enfin pouvoir voyager sur un bateau plus sûr


Dans le port de Mutsamudu à Anjouan, le président Azali a procédé à l’inauguration du « Fatima ». C’est un navire de 40 mètres de long, pouvant transporter 120 passagers et 300 tonnes de fret. Il fera les lignes Majunga Mutsamudu et Majunga Moroni à raison de trois voyages par mois. Jusqu’à présent les voyageurs par la mer  étaient obligés de monter à bord de vieux rafiots dangereux, dont plusieurs ont déjà fait naufrage ou sont tombés en panne de moteur en pleine mer. Le week-end dernier, un bateau comorien surchargé a fait naufrage en quittant le port de Dar es Salaam en Tanzanie, avec à son bord des passagers, des marchandises et des zébus. Les passagers ont heureusement pu être secourus.





MADAGASCAR

Les anciens premiers ministres sont priés de rendre leur maison de fonction. Beaucoup font mine d’oublier qu’ils sont logés aux frais du contribuable


La loi malgache stipule que les anciens chefs de gouvernement peuvent bénéficier de six mois de délai avant de rendre leur résidence à l’Etat, mais rare sont ceux qui se plient à ce règlement. Les anciens premiers ministres sont nombreux à Madagascar où les changements de régime ont été fréquents ces dernières années. L’un d’eux a tout de même fait un geste ces derniers jours : Omer Beriziki a rendu les clés de sa villa, où il était resté 7 ans et demi de trop. Mais la plupart des autres font la sourde oreille, d’où un appel pressant lancé par le ministre des finances. Les maisons ne sont pas les seuls avantages : ils ont aussi deux voitures, deux chauffeurs, trois domestiques et deux gardes du corps. Presque tous les ont conservés aux frais de la princesse.





MAURICE

Les habitants de Port-Louis ont assisté à une scène effrayante hier matin, un bateau taïwanais a pris feu dans le port, dégageant un énorme panache de fumée noire


Pendant des heures les pompiers ont tenté en vain de venir à bout de l’incendie. Comme les flammes menaçaient de s’étendre à toute la zone portuaire, ils ont réussi la prouesse de remorquer le navire au large où il a continué de se consumer une bonne partie de la journée. On ne connait pas encore l’origine de ce sinistre qui n’a fait heureusement aucune victime.




MOZAMBIQUE

Les Mozambicains ont commencé à fuir l’Afrique du Sud à cause des violences à l’encontre des étrangers


Il est difficile de savoir combien de personnes ont décidé de rentrer au pays. A Maputo, le journal « O Païs » rapporte que de plus en plus de voitures transportant des familles entières, chargées de bagages arrivent de la frontière sud-africaine toute proche. « On a vécu ça depuis le début » raconte un père de famille qui a passé huit ans en Afrique du Sud, « on a pris la décision de revenir  car ça devient trop dangereux. C’est incompréhensible, on ne fait de mal à personne nous les mozambicains, on n’a rien à voir là dedans».
Le Président mozambicain Filipe Nyusi a annoncé qu’il restait en contact permanent avec les autorités sud-africaines et que tout serait fait pour aider les candidats au retour. Les émeutes xénophobes ont déjà fait une dizaine de morts. De nombreuses maisons, voitures, et surtout des commerces appartenant à des étrangers ont été pillés ou incendiés à Johanneburg et Pretoria.




SEYCHELLES

Les Seychelles partent en guerre contre une espèce de fourmi particulièrement invasive


On les appelle, en anglais, les « yellows crazy ants », littéralement les « fourmis jaunes folles ». Leur nom est dû à la manière dont elles se déplacent, particulièrement désordonnée. Elles font des zigzags, des demi-tours, des marches-arrière  intempestives difficiles à décoder. C’est une espèce particulièrement nuisible qui menace les arbres de la Vallée de Mai,  surtout les cocos de mer qui sont endémiques aux Seychelles. Ces « fourmis jaunes folles » sont omnivores, elles ne s’attaquent pas seulement à la flore, mais aussi à la faune, les lézards en sont victimes.
Pour les exterminer, une équipe de 18 personnes a été formée à l’utilisation d’un pesticide qui aurait, parait-il, la faculté de n’agir que pendant 6 heures avant de se désintégrer naturellement. Aucun risque, dit-on, pour l’éco-système et les nappes phréatiques.