L'actualité régionale 21 août

océan indien
Port du masque à l'extérieur à la réunion durant l'épidémie de coronavirus
(Photo d'illustration) ©Imaz Press
LA REUNION

Pour la première fois, le nombre de nouveaux cas de Covid dépasse 50 en une journée


La Préfecture de la Réunion et l’ARS ont confirmé 51 cas de Covid détectés ce jeudi 20 août. C’est un nouveau record après celui de la veille qui était de 42 cas. La Réunion se rapproche de la barre des 1000 cas, avec 927 personnes testées positives à ce jour. Jusqu’à présent l’île semblait plutôt épargnée mais c’était sans compter avec deux phénomènes simultanés : des retours massifs de personnes parties en vacances en métropole ou ailleurs en Europe, et des tests plus nombreux. Cette circulation du virus ne se traduit pas par une fréquentation accrue des hôpitaux : seuls 29 patients sont hospitalisés dont 11 venus de Mayotte. On a compté 5 décès jusqu’à présents, tous transférés de Mayotte également. Cette progression du virus inquiète de plus en plus la population. L’obligation du port du masque s’étend. Certains élus, comme la maire de La Possession Vanessa Miranville, réclament que la Réunion soit placée en état d’urgence sanitaire.



MAURICE

Les autorités ont choisi de saborder la proue du navire Wakashio


Les opérations ont déjà commencé depuis hier matin. Deux remorqueurs ont tiré l’avant du navire jusqu’à une vingtaine de kilomètres de la côte, c’est là qu’il est coulé. Il faut pour cela remplir d’eau les cales et laisser descendre ; il devrait toucher le fond, à 3000 mètres d’ici quelques heures ce vendredi. Parallèlement il faut pomper ce qui reste d’huile ou de fuel, pour faire en sorte de laisser l’endroit le plus propre possible. C’est là où le bât blesse. Des écologistes ont fait remarquer que cette méthode est polluante. L’ONG Greenpeace a protesté. Il y a eu des manifestations contre ce procédé hier à Port-Louis. Il aurait mieux valu démanteler l’épave, mais les mauriciens ont voulu faire vite et pas trop cher. Le démantèlement, ce sera pour la partie arrière qui est enchâssée dans la barrière de corail.



MADAGASCAR

Une nouvelle vague de rapatriements est organisée, elle concerne notamment les malgaches de la Réunion


Deux vols spéciaux sont prévus au départ de St Denis vers Antananarivo ce samedi 22 août, et le samedi suivant le 29. Les citoyens malgaches désireux de rentrer au pays attendent cette occasion depuis longtemps. Certains sont bloqués depuis le mois de mars. Le ministère des affaires étrangères à Madagascar a évalué à 1600 le nombre de malgaches dans le monde désireux d’être rapatriés. C’est déjà fait pour la moitié d’entre eux. Un premier vol de rapatriement du Koweit avait eu lieu en juin. Des ressortissants ont également pu rentrer de plusieurs pays africains et européens. Outre la Réunion, d’autres retour sont programmés depuis l’Inde et l’Europe. Ces rapatriés doivent se faire tester avant de partir. Cela n’empêchera pas qu’ils seront placés en isolement et testés à nouveau à leur arrivée à Madagascar.




MOZAMBIQUE

Les chauffeurs de minibus-taxi sont en colère, ils bloquent la circulation dans la capitale


Une décision des autorités a déclenché cette agitation. Les minibus de transport public n’ont le droit de prendre que 12 passagers au lieu de 16 auparavant. Les transporteurs doivent libérer 4 places afin qu’il y ait plus d’espace à bord dans le but de limiter la propagation du Coronavirus. Mais les transporteurs affirment qu’il leur est impossible de rentabiliser leurs courses avec 4 passagers de moins. C’est d’autant plus compliqué pour eux que la limitation à 16 n’était habituellement pas respectée. Avant, on s’approchait plutôt des 20 clients serrés comme des sardines. La police veille et les amendes se sont mis à pleuvoir sur les chauffeurs. Ces derniers ont donc décidé de débrayer et de perturber la circulation à Maputo. Le Mozambique a enregistré une flambée du nombre de cas positifs depuis le début du mois d’août.




TANZANIE

Les tanzaniens ont deux semaines pour payer leur consommation d’électricité, ensuite on leur coupera le courant


L’avertissement a été lancé par le ministre de l’énergie. Les ardoises s’accumulent à la Tanesco, la société tanzanienne de distribution d’électricité. Des entreprises sont visées, leurs factures impayées se comptent en dizaines de milliers d’euros ; mais les plus mauvais payeurs sont les services publics de l’Etat. La dette de l’Etat envers la société nationale d’électricité dépasse les 120 millions d’Euros. Le ministre a prévenu qu’il n’y aura d’exception pour personne, aucune demande de moratoire ni aucune explication ne sera acceptée. « Allez juste payer vos factures ou vous risquez d’être déconnectés » déclare le ministre. Des tanzaniens se demandent s’il va oser couper le courant au palais présidentiel.