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L'actualité régionale 3 Décembre

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Crise Comores, ^position de la France
COMORES

Le protocole de l’Elysée est toujours aux petits soins avec le président comorien. Azali Assoumani était aux premières loges hier à la cérémonie des invalides.


Il s’agissait des funérailles des 13 soldats français morts au Mali. A son arrivée dans la cour des invalides, le président Macron et son épouse ont d’abord salué le président malien Ibrahim Boubacar Keita. Une présence logique puisque c’est dans son pays que le drame s’est déroulé. Et juste après le Malien, numéro deux, surprise : le président comorien, venu en « frère africain » qui a eu droit à l’accolade d’Emmanuel Macron.
C’est la deuxième fois que l’on remarque cette attention particulière accordée à Azali Assoumani à Paris. Lors des cérémonies du 11 novembre, il avait aussi été chouchouté par l’Elysée, placé sous l’Arc de triomphe aux côtés de Merkel, Poutine et Trump.
Ces petites attentions revêtent une grande importance vis-à-vis de l’opinion publique comorienne, à l’heure où s’expriment de plus en plus de contestations de son régime.







MADAGASCAR

L’élection du maire d’Antananarivo va finalement se régler devant un tribunal


Le tribunal administratif malgache devra statuer sur les plaintes de l’opposition. Les résultats provisoires donnés par la Commission Electorale sont très serrés et sont contestés. Ils donnent le candidat pro présidentiel Naina  Andriantsitohaina vainqueur avec 48,8% des suffrages, devant le candidat du TIM Rina Randriamasinoro crédité de 45,4%. Un écart de 5 000 voix, ce n’est pas beaucoup à l’échelle d’une capitale de plus de 2,5 millions d’habitants. Quoique très peu de gens ont voté à Tana, le taux de participation est ridiculement bas : 23%. C’est dire si le maire élu n’est pas assis sur une large légitimité. Il va lui falloir beaucoup de volonté, d’action  et de charisme pour gagner le cœur des habitants de Tana dont les préoccupations sont l’insécurité, la pauvreté, l’insalubrité.



MAURICE

Ca y est l’île Maurice a un nouveau président de la République, nommé par le premier ministre comme le veut la constitution


Il s’appelle Pradeep Roopun. Un nom  aussitôt prononcé, aussitôt oublié car on ne parle jamais du président de la République Mauricienne qui est là pour la galerie. Le personnage n’est pas un total inconnu des mauriciens, il a été député et ministre de la culture. C’est un fonctionnaire enseignant sans histoire. C’est d’ailleurs le critère numéro un pour être choisi comme président de la République mauricienne : ne surtout pas traîner de casseroles. Pradeep Roopun participera à quelques cérémonies protocolaires, fera quelques tournées de représentation. Ce n’est  pas une vie politique palpitante qui l’attend.



LA REUNION

A la Réunion, un requin bouledogue a été aperçu deux fois dans la passe de St Pierre dans le sud de l’île. Le public n’a plus le droit de se baigner


Les baigneurs réunionnais n’ont décidément pas de chance. Leur zone d’activité se réduit de jours en jours à quelques petits lagons dans l’ouest : l’Ermitage, la Saline, St Leu. Voilà que le lagon de St Pierre leur est interdit pour quelques jours parce qu’un requin bouledogue y a été vu. Le bouledogue est le plus dangereux des requins qui rôdent de plus en plus nombreux autour de la Réunion. Il est impliqué dans  la majorité des attaques mortelles, devançant le requin tigre, lui aussi très dangereux.




TANZANIE

Le ministre tanzanien de l’agriculture se déclare très embarrassé par les campagnes anti-tabac, et sa communication est assez déroutante


Lors d’une conférence de presse le week-end dernier, M. Hasunga, le ministre de l’agriculture a fait une déclaration plutôt étonnante, de nos jours, de la part d’un personnage officiel. Il a dit : « Vous pouvez fumer un petit peu quand même, pas trop, mais juste un peu pour le plaisir. En tout cas n’attendez que je soutienne une interdiction du tabac ». Et le ministre explique très honnêtement pourquoi cette position : le tabac est – après la noix de cajou – la deuxième source de revenu agricole de la Tanzanie. « Qu’est ce que je peux faire ? » ajoute le ministre « il faut investir dans autre chose, mais en attendant nos paysans ont besoin de vendre du tabac ». Il a quand même ajouté qu’il n’inciterait pas les tanzaniens à fumer plus. Non, il n’ira pas jusque là, mais les associations de lutte contre le tabagisme et le cancer sont furieuses.
 
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