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L'actualité régionale 7 Octobre: colère contre les compteurs d'eau à Anjouan

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Ouani Anjouan
COMORES

L’installation de compteurs d’eau dans l’île d’Anjouan ne se fait pas sans mal


Les habitants de la petite ville de Ouani, où se situe l’aéroport d’Anjouan, se sont vu proposer des compteurs d’eau. Certains ont accepté le principe de l’eau payante, trop heureux de la voir enfin couler au robinet. Mais beaucoup ont déchanté quand sont arrivées les factures. Déjà le prix du compteur lui-même est assez dissuasif : 70 euros – après négociation, car il était question au départ de le vendre à 160 euros. Ensuite, les factures d’eau s’élèvent à un euro le m3. C’est un peu moins cher qu’à Mayotte, mais c’est beaucoup pour le niveau de vie local. La colère a gagné quelques consommateurs. Des compteurs ont été cassés. La mairie a porté plainte. Le ministre de l’énergie Houmed Msaidié s’est rendu sur place, accueilli par des usagers en colère. Une réunion de concertation doit avoir lieu aujourd’hui pour expliquer au public la structure du prix de l’eau.



La minorité musulmane est réprimée en Chine. Beaucoup de pays, dont la France, se sont élevés contre les exactions de Pékin, mais les Comores préfèrent soutenir la Chine

Entre la solidarité envers les musulmans Ouïghours et l’argent de Pékin, le cœur balance… le cœur du gouvernement comorien a balancé en faveur de la Chine, plutôt discrètement. En juillet dernier, 27 pays dont la France ont adressé une pétition aux Nations-Unies demandant à ce que la Chine cesse d’enfermer les musulmans Ouïghours dans des camps de concentration. Les chinois ont fini par reconnaitre l’existence de ces camps ; pour les « déradicaliser » disent-ils. La Chine a suscité une contre pétition de soutien à sa politique ; un certain nombre de pays sont signataires dont … les Comores. Le gouvernement comorien ne s’en vante pas. La presse du pays n’en parle pas, sauf le journal Masiwa qui n’est financé ni par le gouvernement, ni par la Chine. La Chine apporte une aide financière dans de nombreux domaines aux Comores.






MADAGASCAR

Le week-end a été marqué par un gros couac de communication autour d’une prétendue interdiction de voyage pour les femmes


C’est le journal « l’Express » qui l’annonçait à sa une samedi : « Sortie restreinte pour les femmes ».  L’article expliquait qu’une femme malgache seule ne pourrait plus désormais  se présenter à l’aéroport pour un voyage vers l’étranger. Un passeport en règle et un billet d’avion ne suffiraient plus. Si elle est mariée, « l’épouse voyageuse devra présenter une lettre d’autorisation de sortie du territoire signée du mari ».
Des conditions discriminatoires semblables à celle appliquées en Arabie Saoudite.
L’article a fait le tour du web, et le sang du président Andry Rajoelina n’a fait qu’un tour, dénonçant une désinformation : « les pratiques moyenâgeuses sur les droits des femmes ne passeront jamais à Madagascar » écrit-il sur sa page Facebook ; « mesdames, préparez votre passeport, demandez votre visa, achetez votre billet d’avion et partez en voyage quand vous voulez ! » s’exclame le président malgache



Cette information a donc été démentie en haut lieu; mais il n’y a pas de fumée sans feu. Il semblerait qu’il y a vraiment eu une tentative - maladroite - de restreindre les voyages des femmes

« L’express de Madagascar » est un journal sérieux. Une source ministérielle a été citée, expliquant que  « c’est pour la bonne cause ». Il s’agit de lutter contre le trafic d’être humains. De très nombreuses femmes malgaches ont été prises au piège par des réseaux d’embauche de domestiques, surtout dans les pays du golfe et particulièrement l’Arabie Saoudite. L’Etat malgache a commencé à rapatrier des femmes réduites en esclavage au Koweit et au Liban.
Il semble qu’on essaie là de faire porter le chapeau à la presse pour une faute de communication des services de l’Etat.



MAURICE

Près d’un million d’électeurs seront attendus aux urnes le 7 novembre prochain


Le premier ministre mauricien Pravind Jugnauth a annoncé hier la dissolution du parlement et la convocation d’élections générales anticipées le 7 novembre. Plus de 940 000 électeurs sont inscrits sur les listes.  Ces élections ne sont pas si anticipées que cela puisque le parlement mauricien arrivait en fin de mandature en décembre. Pravind Jugnauth va tenter de surfer sur ses réussites pour obtenir un nouveau mandat de 5 ans : la mise en service du métro, les augmentations de salaires dans le bâtiment, l’amélioration du système des retraites, et même la récente visite du Pape sont des arguments de poids. Il fera face à une opposition dispersée avec deux têtes d’affiches qui vont tenter de lui barrer la route : Navin Rangoolam leader des rouges du PTR, et Paul Bérenger chef des mauves du MMM.



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