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L'actualité régionale 8 Mai

CARTE COI
CARTE COI
  • Par Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
COMORES

On constate un regain d’autorité  pour le respect des règles  de l’Islam


Nous parlions hier du nombre de prosternations obligatoires lors de la prière du soir ; mais la mainmise des autorités politiques sur le religieuses  va chaque jour  plus loin. Le quotidien national « Al Watwan » rapporte les propos du Grand Mufti :  «Il a rappelé aux maires et aux préfets leur rôle concernant le respect des règles religieuses à faire respecter dans les différentes communes et préfectures de l’archipel. «Les maires et préfets doivent, en cas de non-respect des règles religieuses, saisir les forces de sécurité pour mettre l’ordre quant au respect strict des valeurs de l’Islam, source de paix et de stabilité du pays», dira le grand mufti demandant, s’il le faut, l’emprisonnement de toute personne qui ne respectera pas la religion musulmane de rite Chaféite, ainsi que la fermeture de toute mosquée dont la pratique de la religion sera contraire à celle affirmée par la constitution de la République ».

Les Comoriens étaient jusqu’à présent plutôt habitués à une pratique de la religion plus sereine, tranquille, ouverte. Certains y voient une volonté de séduire l’Arabie Saoudite, de plus en plus influente dans le pays.




MADAGASCAR

La bataille est lancée pour faire baisser les prix des carburants


Pendant sa campagne électorale, et il l’a encore rappelé récemment, le président Andy Rajoelina a promis de faire baisser le prix de l’essence. A Madagascar, un euro le litre, c’est beaucoup trop par rapport au pouvoir d’achat. Mais c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Un groupe d’experts, des économistes et des universitaires,  s’est constitué pour aider le président à trouver des solutions afin de tenir sa promesse. Le « cercle des économistes » a dégagé plusieurs pistes possibles : D’abord trouver différents leviers pour  faire pression sur les importateurs afin qu’ils réduisent leurs marges ; investir dans un système de déchargement plus efficace des navires pétroliers ; et surtout baisser les taxes perçues par l’Etat. Il serait souhaitable également que la JIRAMA (la société qui fournit l’électricité) puisse avoir son propre système d’importation de carburant pour faire tourner les centrales thermiques. Cela s’accompagnerait aussi de plus d’investissement dans le réseau routier, car les mauvaises routes provoquent des dépenses supplémentaires. Le « cercle des économistes » a mis toutes ses conclusions sur la table. Il appartient maintenant au gouvernement de les mettre en œuvre. La chance ne lui sourit pas en ce moment puisque le prix du pétrole est reparti à la hausse sur le marché mondial.




MAURICE

Une querelle de gros sous au parlement mauricien, à propos des Jeux des Iles de l’Océan Indien. L’opposition reproche au gouvernement d’avoir la folie des grandeurs


Les jeux des îles auront lieu du 19 au 28 juillet et c’est vrai que l’île Maurice veut en mettre plein la vue aux visiteurs. Un gymnase à plus de 20 millions d’Euros a été construit spécialement au lieu dit « Côte d’Or », un endroit assez difficile d’accès maintenant, mais il sera desservi par le futur métro aérien que Maurice espère mettre en service avant l’ouverture des jeux. Cet équipement va-t-il servir à quelque chose après les jeux ? La question posée au parlement n’a pas vraiment trouvé de  réponse.  Le budget s’emballe, près de 160 millions d’Euros sont partis dans la préparation des jeux. Des députés s’en sont inquiétés hier au parlement. Le leader de l’opposition Xavier Luc Duval a indiqué qu’avec tout cet argent on aurait pu construire des maisons, faire de l’assainissement… Le gouvernement botte en touche, disant que plus tard les athlètes mauriciens diront merci pour ces investissements.




TANZANIE

L’Etat Tanzanien va réintégrer plus de quatre mille fonctionnaires injustement licenciés lors d’une chasse aux faux diplômés


A l’arrivée au pouvoir du président John Pombe Magufuli fin  2015 ; un vent de panique avait soufflé dans la fonction publique. Le président – surnommé Bulldozer - avait annoncé qu’il mettrait à la porte tous les agents de la fonction publique qui avaient des diplômes douteux, de complaisance, ou carrément falsifiés. La menace avait été mise à exécution sans pitié. Plus de 15 000 fonctionnaires s’étaient retrouvés au chômage du jour au lendemain, avec leurs yeux pour pleurer. Dans ce genre de purge brutale, il y a toujours des bavures. Le gouvernement a consenti à examiner attentivement les cas un par un. C’est ainsi qu’un peu plus de 4000 agents de la fonction publique territoriale ou nationale vont pouvoir réintégrer leurs postes. Il n’est pas dit s’ils seront indemnisés pour les mois, voire les années de vaches maigres qu’ils auront subies.
 
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