L'actualité régionale du 17 août 2020

océan indien
Hamadi Madi Boléro
Hamadi Madi Boléro ©La gazette des Comores
Le retour de Boléro. L’ancien ministre et bras droit du président Azali dans ses premiers mandats est de retour dans l’archipel.

COMORES


Hamada Madi Boléro était, jusqu’au 16 juillet dernier, Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien. C’est encore à ce titre qu’il vient aux Comores ce lundi pour remettre aux autorités des matériels médicaux collectés par la COI, notamment des équipements de tests. Une décision est attendue de la part du président Azali Assoumani : la nomination de d’Hamada Madi Boléro à la tête de la diplomatie comorienne. Il devrait prochainement succéder à Mohamed Alamine Souef. Originaire de Mohéli, Hamada Madi Boléro a déjà occupé de hautes fonctions au gouvernement comorien ; il a notamment été directeur de cabinet de la présidence jusqu’en 2006.
 

MAURICE

Le nouveau ministre français de l’outremer Sébastien Lecornu s’est rendu dimanche à Maurice annonçant l’aide technique de la France contre les conséquences du naufrage du navire vraquier Wakashio. Les mauriciens, eux, se mobilisent autant qu’ils peuvent contre la marée noire 
Le gazoil et les huiles de vidange lâchés par l’épave du Wakashio ont déjà souillé durablement le littoral de la pointe d’Esny et empoisonné les coraux sur la barrière. Des associations ont mobilisé la population pour le nettoyage ; dans la presse mauricienne, on parle de « marée citoyenne ». Cela fait trois semaines déjà que le navire se vide peu à peu. Les conditions météo ne sont pas bonnes. La houle empêche un pompage rapide des soutes du cargo ; où il resterait encore 30m3 de fioul. La mauvaise météo devrait ainsi se poursuivre toute la semaine.  Des barrages flottants supplémentaires ont été installés pour limiter autant que possible l’arrivée du pétrole sur la côte. Les mauriciens vivent une année maudite après le Covid qui a totalement paralysé le tourisme. Des pêcheurs ont manifesté ce dimanche à Mahébourg. Ils veulent de l’aide du gouvernement à la suite de ce drame qui a paralysé leurs activités. 
 

MADAGASCAR

Les autorités ne veulent plus entendre parler de confinement contre le Coronavirus. Le président malgache dit que ce n’est pas une option viable
Andry Rajoelina l’a dit devant les ambassadeurs des Etats membres de l’Union Européenne reçus tous ensemble au palais présidentiel de Iavoloha. Le chef de l’Etat malgache affirme que « contrairement aux résultats enregistrés dans les pays occidentaux et en Chine, le confinement n’a pas permis d’éviter la propagation du virus à Madagascar. Le président a évoqué la forte densité de population et le besoin de sortir tous les jours pour travailler. Selon lui, « l’économie paie un plus lourd tribut que la crise sanitaire ».  Andry Rajoelina annonce donc un déconfinement total de la capitale. A Tamatave, la deuxième ville du pays, certains médecins pensent que l’on a peut-être atteint l’immunité collective parce que le nombre de cas baisse rapidement. En tout, la grande île a recensé officiellement 162 décès. Par ailleurs, le président croit encore à l’efficacité de la potion Covid-Organics. Il l’a répété devant les diplomates. 
 

MOZAMBIQUE

Après l’épidémie, le pays fait face à la vague islamiste. La guérilla s’est emparée d’une ville portuaire du nord 
Il y a trois jours, les islamistes « Chababs » ont réussi à déloger l’armée régulière de Mocimboa da Praia. Cette ville se trouve à seulement 80 kilomètres des sites où de grandes compagnies internationales – y compris la française Total – investissent 60 milliards de dollars pour extraire le gaz. Le port de Mocimboa da Praia a été le théâtre d’une véritable débâcle des militaires mozambicains. Ils ont été évacués de justesse par la mer, alors que les islamistes les bombardaient à coup de lance-roquette. Comme pour donner le change, le président du Mozambique Filipe Nyusi a effectué ce week-end une tournée dans la province de Cabo Delgado, tentant de rassurer la population. Le projet de construction de plus grand site d’extraction de gaz du monde est compromis. 
 

SEYCHELLES

Une actualité plus souriante: Les seychellois sont désormais autorisés à planter des cocos de mer dans leurs jardins
Le coco de mer est une espèce ultra-protégée. On n’en trouve qu’aux Seychelles. Le fruit du coco de mer est la noix la plus grosse et lourde du monde, elle peut peser jusqu’à 30 kilos. On l’appelle aussi « coco fesses » en raison de sa forme caractéristique. Il fut un temps où on en vendait partout dans les magasins de souvenirs. Aujourd’hui la règlementation est très stricte. Les propriétaires de terrains pourront en planter après autorisation et examen du sol et de l’espace. On veut surtout éviter la propagation de maladies qui_ pourraient mettre en péril l’espèce. Il faut 100m2 minimum pour planter une seule graine fournie par le ministère de l’environnement après moult démarches. Les demandes d’inscriptions sont ouvertes jusqu’en décembre. 

 
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