Le CHM soulagé matériellement et en effectif

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Ce jeudi est arrivé à Mayotte, le deuxième renfort sanitaire du service des santés des armées présents. Une aide précieuse pour le centre hospitalier qui attend un troisième contingent. Ces renforts seront uniquement consacrés à la prise en charge des malades Covid + . 
 
 
Catherine Barbezieux et Dominique Voynet
Catherine Barbezieux ©Bruno Minas
Le premier renfort est arrivé « depuis le 19 mai dernier « comme le rapporte Catherine Barbezieux, la directrice du centre hospitalier de Mayotte. Un renfort attendu et qui permet « de faire souffler le personnel un petit peu, je dis bien un petit peu » insiste-elle. La situation au CHM est « toujours à flux tendu » concède la directrice. L’arrivée du renfort sanitaire du service des santés des armées a été bien accueillie par le personnel selon Catherine Barbezieux.
Cependant, le centre hospitalier n’en est pas encore au bord de l’explosion avec « neuf patients en réanimation ». Les évacuations sanitaires vers La Réunion soulagent également l’unique hôpital de Mayotte, grâce à un partenariat entre l’ARS Mayotte et l’ARS de La Réunion.Une aide précieuse de 41 personnes en plus donc et un troisième contingent est attendu pour les prochains jours. 
Hopital
©Mayotte la 1ere
 

« la chirurgie ambulatoire transformée en unité de réanimation »

La durée du séjour de ces militaires dépendra de l’évolution de la situation sanitaire dans notre île, sera notamment pris en compte « le nombre d’admission, essentiellement en réanimation » précise donc la directrice du CHM, même s’ils ont tablé sur un séjour d’environ un mois et demi. 
Sur le terrain, les militaires arrivés en premier ont déjà pris contact avec le personnel local.

Pour l’heure quatre lits de réanimation sont en cours d’installation et seront gérés de façon autonome par le contingent, « par la suite, ça devrait passer à dix lits ». Une partie de l’unité de chirurgie ambulatoire a été mis à disposition du renfort, parce qu’à cause de la chaleur difficile pour eux de s’installer dans des tentes. Donc la partie « chirurgie ambulatoire est transformée en unité de réanimation » occasionnellement. Ces dix lits seront gérés de façon autonome par le renfort militaire. L’intérêt est certain selon Catherine Barbezieux parce que « la durée d’admission pour les patients Covid + est très très longue, environ six à huit semaines ». Donc ils auront à prendre en charge ces patients, avant qu’ils ne retournent en médecine pour leur hospitalisation. 
 

« l’objectif est de passer de 400 à 500 tests par jour »

TEST covid
Catherine Barbezieux reconnait que les tests ont diminué notamment avant l’Aid, « parce qu’il y a eu moins de personne qui se sont présentées » selon elle. Le but du CHM serait d’augmenter les tests même si les tests à domicile ont été suspendus pour le moment. Mais ils devront reprendre si l’hôpital veut dépasser la moyenne actuelle de 130 tests par jour. L’objectif est de passer de 400 à 500 tests par jour, « ce qui est conséquent ». Santé publique France prête également main forte au centre hospitalier à travers les différents dispensaires périphériques. Le nombre d’infirmiers qui intervient pour les tests va donc être augmenté dans ces centres de référence.
Coronavirus infirmier
©Mayotte la 1ere

L’unité présent dans le grand Mamoudzou va être augmentée et continuera à aller faire des prélèvement à domicile, elle aura donc un nombre plus conséquent de tests

 assure la responsable du CHM.
Le laboratoire de Mayotte est aujourd’hui en mesure d’analyser 200 tests par jour. Des matériels de laboratoire sont également arrivés avec l’avion militaire. Des nouveaux équipements, qui « devront permettre d’augmenter les cadences ». 
L’hôpital est entrain de réorganiser le travail du personnel en H24, « aujourd’hui, elle est uniquement en journée 7 jours sur 7. Donc augmentation des amplitudes avec une aide de santé publique France qui a envoyé des techniciens de laboratoire et des biologistes ». 
medecin
©Mayotte la 1ere
Avec les cas de dengue qui ont diminué ces derniers jours, le centre hospitalier peut souffler, « ça nous soulage et comme les symptômes de dengue et Covid sont assez proches, aujourd’hui, ça nous permet d’orienter l’ensemble des personnes présentant les symptômes, systématiquement vers les tests Covid. On a eu beaucoup de personnel qui ont été aussi touchés par la dengue ce qui a augmenté le taux d’absentéisme » ajoute Catherine Barbezieux, visiblement apaisée par ces renforts.
Reste à voir comment évolue la pandémie dans notre île, notamment avec le déconfinement. 

 
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