Cour d'assises : les voleurs de coffres-forts condamnés de 3 à 18 ans de réclusion criminelle

justice bandrélé
Cour d'assises voleurs coffres forts : avocats partie civile
Me Mélie Rivière, Me Erick Hessler et Me Soumetui Andjilani ont défendu les parties civiles. Ils sont sortis satisfaits de la salle d'audience du tribunal de Kawéni. ©Faïd Souhaïli/Mayotte la 1ère
Le verdict est tombé à la cour d'assises pour les 12 individus impliqués dans une série de vols de coffres-forts et d'agressions en 2016. Tous retournent au centre pénitentiaire de Majicavo.

L'avocat général Albert Cantinol avait demandé aux jurés de la fermeté. Il a été entendu. La cour d'assises a condamné hier les 12 accusés impliqués dans une série de vols de coffres-forts. Les condamnations les plus sévères ont été attribuées aux personnes auteurs de plusieurs faits et notamment les agressions sur les gardiens de magasins et de Bernard Gagnardot. C'est le cas notamment du chef présumé de la bande surnommé Oasis. En fuite et impliqué dans les 20 faits reprochés, il a écopé de 18 ans de prison ferme. Un certain Kamar, lui aussi en fuite, impliqué dans 19 faits a pris 17 ans. A contrario, Abdel, ayant participé à un seul vol et défendu par Me Abdel-Latuf Ibrahim, a écopé de la peine la plus légère, 3 ans de prison.

Pourtant, les deux derniers avocats de la défense, Me Ahmed Idriss et Me Aurore Baudry ont bien souligné que leurs clients étaient absents lors des agressions des gardiens d'Oté Matériaux, d'ETPC à Combani ou de la SNIE à Kawéni. Ils ont également mis en cause les déclarations des uns et des autres, contradictoires, et qui n'apportait aucune certitude à leur culpabilité.

Le doute doit profiter à l'accusé.

Me Aurore Baudry, avocat d'Enfant, un des principaux accusés

17 ans de prison pour des vols, ce n'est pas sérieux. Ce serait plus approprié pour un meurtre ou un viol. Les réquisitions de l'avocat général ne reposent sur rien, il n'y a que du déclaratif.

Me Ahmed Idriss, avocat de Solo et Djamal, condamnés à 15 et 13 ans de prison

Mais ils n'ont pas été entendus. Les parties civiles et notamment Me Soumetui Andjilani, avocat de la Sodifram et des gardiens d'Oté Matériaux et ETPC, se félicitent du verdict.

Toutefois, Me Erick Hessler regrette que les accusés n'aient pas délivré la vérité et exprimé des regrets à son client Bernard Gagnardot.

A l'annonce du verdict, la fille d'un des accusés s'est écroulée dans la salle d'audience en pleurant. Les accusés déjà détenus à Majicavo y sont repartis. Et leurs démêlés avec la justice sont loin d'être terminés puisque d'autres affaires sont en instruction.