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Du bon côté des barreaux

Le mal se propage. Après les habitations privées, les services publics. Les personnels hospitaliers avaient été les premiers à l'avouer. 

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
Des services publics ont cessé de fonctionner pendant quelques heures lundi matin pour protester contre les violences envers leurs agents. Des violences gratuites de la part d’individus à qui justement ces services sont offerts. Il ne s’agit pas d’agissements dûs à l’oisiveté mais de véritables agressions avec des intentions de nuire et de faire mal. Un sadisme qui n’est pas le signe de ce fameux malvivre que certains brandissent, non sans une dose  de cynisme  pour expliquer ces méfaits.
A les écouter, il faudrait non pas que la société leur fasse une place et leur donne cette deuxième chance : mais c’est à la communauté de s’adapter, de s’agenouiller devant ces caïds.
Pourquoi ne pas mettre un policier ou un gendarme derrière chaque fonctionnaire ou chaque citoyen.  Cela rendra Mayotte plus sûre et créera des emplois puisqu’il faudra plus de forces de l’ordre.
Et pourquoi ne pas aller plus loin, enfermer les honnêtes gens pour les protéger des voyous. Mais cela est déjà le cas. Allez voir le collège de Chiconi qui ressemble à un camp de prisonniers à cause des barbelés qui longent les murs.  Que dire aussi des fenêtres des maisons, des vérandas et des portes blindées et des grilles métalliques.
 En cette période où naguère des pères et des mères de famille allaient seuls ou ensemble cultiver les champs, beaucoup ont abandonné.
Pourquoi cultiver quand on sait que d’autres viendront voler les récoltes ; pourquoi prendre le risque de faire une mauvaise rencontre loin du premier village pour une poignée de manioc ou de bananes.
Il faut cependant éviter de stigmatiser, ne pas faire d’amalgame entre les voleurs sans vergogne et les voyous sans foi ni loi. Car, c’est bien de cela qu’il s’agit puisque, contrairement à certaines régions, départements ou communes de France, personne ici n’a jamais été élu sur un programme d’exclusion. Du moins pas encore, mais hélas, les langues se délient et la haine fait son lit. A qui la faute ?
 
 
  
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