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Echos de campagne : vue de Mayotte

Marine le Pen en meeting à Nice hier soir. Elle a promis de dompter la mondialisation

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
Devant 4000 personnes la candidate FN a répété qu’elle serait la présidente qui protègera les français, qui mettra en œuvre le patriotisme économique. « La mondialisation est là, je ne la nie pas, je veux la dompter ».
Elle a également attaqué son adversaire du second tour de la présidentielle sur le terrain de l’immigration :
« L’élection de M. Macron, ce sera la poursuite et l’accélération de la submersion migratoire. Cette élection est aussi une consultation des Français sur l’immigration massive. Immigration massive : stop ou encore ? »
Des « On est chez nous, on est chez nous ! », ont alors empli le Palais Nikaïa de Nice.

Emmanuel Macron, lui, était dans l’émission « Elysée 2017 » hier soir sur TF1

Le candidat « En Marche ! » a pu dérouler pratiquement tout son programme.
On peut retenir cet échange où on lui demande de dire très rapidement quelle qualité il trouve à son adversaire…. Il réfléchit longtemps. Le présentateur lui souffle de répondre « rien » s’il lepense : Et là Emmanuel Macron souligne la détermination de Marine le Pen : e combats à peu près tout de ses idées, de ses valeurs, de ses principesMais elle a une qualité : elle est déterminée. Mais – ajoute-t-il « elle n'a pas compris que je l'étais encore plus

Marine le Pen s’est offert une sortie en mer dès l’aube hier matin. C’était sur la méditerranée au Grau du Roy, dans la région de Montpellier.
 
Marine le Pen a voulu montrer son intérêt pour le travail difficile des marins pêcheurs. Elle a donc embarqué avec son ami l’avocat Gilbert Collard, sans oublier surtout un caméraman. Lors de cette sortie, Gilbert Collard a aperçu un dauphin, mais Marine le Pen ne l’a pas vu. Très déçue la candidate du Front National a tenté d’appeler le dauphin en essayant d’imiter son cri. Cela donne une vidéo assez comique qui circule sur les réseaux sociaux.
 
Pour sa part, Emmanuel Macron, s’est rendu à Sarcelles, une banlieue de Paris

« Sarcelles, c'est une formidable leçon de ce qu'est la France. La France, ce n'est pas la haine de l'autre. Il y a des Français de toutes les couleurs, qui viennent de tous les pays du monde, et ils y vivent bien. Il y a des problèmes de sécurité, mais il y a des moments convivialité. C'est ça la France ! Pas ce visage haineux et rétréci que porte Mme Le Pen. Je ne la laisserai pas banaliser ce parti xénophobe qu'est le Front national".                                    
A Sarcelles, Emmanuel Macron a joué au foot avec des jeunes. Toujours sous l’objectif des caméras bien sûr.                   

Toujours aucune consigne de vote donnée par Nicolas Dupont Aignan. Il devait s’exprimer hier lors d’une conférence de presse, il a finalement repoussé son intervention à aujourd’hui.
 
Avec 4,7% des voix, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas rassemblé assez pour franchir la barre fatidique des 5%, seuil qui permet d'être remboursé de ses frais de campagne. Mais c'est un score suffisant pour s'attirer les faveurs des proches de Marine Le Pen, qui ont "bon espoir" de gagner le soutien du souverainiste. D’où peut-être ce retard dans la communication, le temps de négocier encore.
 
Quant à Jean-Luc Mélenchon, c’est toujours le silence
 
Le leader de la France insoumise n’apparait plus en public et ne dit rien. Certains de ses partisans à l’extrème gauche manifestent et brûlent des pneus et des poubelles dans plusieurs villes de France. Ils ne veulent ni Le Pen ni Macron « Ni patrie, ni patron » c’est leur slogan.
 
Emmanuel Macron a de plus en plus de soutiens, mais ça lui pose un problème : cela fait gonfler son temps de parole à la radio et à la télévision. Du coup,  pour rééquilibrer , les médias sont obligés d’en donner plus à Marine le Pen
 
Selon la règle en vigueur, le temps de parole rassemble toutes les expressions d’un candidat et de ses « soutiens ». Ces derniers sont classés en fonction de leur prise de position en faveur du candidat.
L’équipe d’En marche ! aimerait que ceux qui se sont déclarés depuis le premier tour, dans le cadre du front républicain, sans avoir été sollicités, en soient exclus. Le but est d’éviter que la présence médiatique de M. Macron gonfle, ce qui appellerait un rééquilibrage en faveur de Marine Le Pen. L’intention est aussi de ne pas voir le temps de parole du candidat grignoté par les passages à l’antenne de représentants politiques sans lien avec son équipe.
Mais du côté du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), on rappelle que la règle vise à équilibrer sur les antennes l’expression des soutiens favorables à chaque candidat. A priori, leur parti d’appartenance ou le moment de leur ralliement ne rentre pas dans les critères d’appréciation.
 
Une célèbre journaliste politique de la télévision fait les frais de son soutien affiché pour Emmanuel Macron. Elle est mise à pied jusqu’au 2ème tour.
 
Il s’agit d’Audrey Pulvar, journaliste d’origine martiniquaise qui officie maintenant sur CNews .  La chaine l’a sanctionnée pour avoir signé une pétition lancée par la ministre des droits des femmes Laurence Rossignol ; pétition contre Marine le Pen et pour Emmanuel Macron. La chaine considère qu’elle n’a pas respecté son devoir de réserve, surtout en tant qu’animatrice d’émissions politiques.

Il y a un problème pour l’organisation des bureaux de vote le 7 mai : Ni le Front national, ni En Marche! ne semblent être en mesure de fournir un nombre suffisant d'assesseurs sur tout le territoire.
 
C'est une question qui chagrine plusieurs maires de France. Y aura-t-il assez de volontaires pour tenir les bureaux de vote le dimanche 7 mai? Va-t-on faire face à une pénurie d'assesseurs? En principe, chaque bureau de vote se compose d'un président, de deux assesseurs, chargés de vérifier le bon déroulement du scrutin, et d'un secrétaire. Mais l'élimination au premier tour des candidats du Parti socialiste et des Républicains qui fournissent habituellement le plus gros contingent d'assesseurs pourrait poser un problème d'organisation, 
Ce que dit le Code électoral : . «Des assesseurs supplémentaires peuvent être désignés par le maire parmi les conseillers municipaux, voire parmi les électeurs de la commune». Et en cas de pénurie le jour J, «des assesseurs manquants pourront être pris parmi les électeurs présents, sachant lire et écrire le français ».
 
 

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