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Journées du Patrimoine : " Il faut , à tout prix , que la société mahoraise conserve ses traditions, sa culture et ses spécificités." ( Dominique Sorin.)

Le Préfet de Mayotte Dominique SORIN et le maire de Dzaoudzi - Labattoir, Saïd Omar OILI, ont participé ensemble, samedi, à la célébration des Journées européennes du patrimoine 2018.
Plusieurs manifestations culturelles ont été organisées, à cette occasion, sur le parvis de la mairie...

SAID OMAR OILI ET DOMINIQUE SORIN © ANLI BEDJA
© ANLI BEDJA SAID OMAR OILI ET DOMINIQUE SORIN
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le
A l' issue de la cérémonie, Dominique SORIN a accordé une interview à la rédaction numérique de " Mayotte La 1ère.fr Actualités "

Emmanuel TUSEVO - DIASAMVU : Quelle est , pour vous, la portée des Journées Européennes du Patrimoine ?

Le Préfet Dominique SORIN : La journée du patrimoine est l'occasion de permettre le lien entre tous les citoyens et le patrimoine immobilier, les monuments, le patrimoine immatériel c'est- à-dire les traditions, les chants, etc.

Mayotte célèbre ces journées européennes du patrimoine parce qu'à Mayotte, il y a le patrimoine immobilier qu’il faut préserver et il y a aussi des traditions très vivantes.
Ce n’est pas simplement avoir le regard tourné vers le passé, mais s'interroger aussi sur ce qui existe aujourd’hui, ce qui permet de maintenir sa culture et comment tout ceci permet de conserver sa culture pour l’avenir afin de conserver des structures de la société.

Donc, c'est important d’avoir cette journée. Bien sûr, ça ne se limite pas à une journée, il faut que ça soit une action tout au long de l’année, action d'animation par le biais des associations qui sont bien vivantes, on le voit ici, qui sont fières de participer, qui structurent la vie sociale au sens propre du terme tout au long de l’année, c'est très important.

Ici à la mairie de Labattoir, c'était l'occasion de montrer des traditions locales, d'entendre des chants, mais aussi, ça a été très centré sur la cuisine et la cuisine fait partie pleinement de la culture. C'est ce qui permet aussi de développer des liens avec l'autre, avec les autres.

Et on a goûté un bon plat de cette cuisine, le nsolola que je ne connaissais pas, c'était vraiment succulent. On utilise aussi des ingrédients venant d'ailleurs mais tout ça mis à la mode mahoraise. C'est un bel exemple d’alchimie qui donne ce résultat culturel.

Emmanuel TUSEVO - DIASAMVU : Qu'est ce que vous avez appris depuis votre arrivée à Mayotte, de quoi vous êtes- vous enrichi ?

Le Préfet Dominique SORIN :
D'abord, je connaissais un tout petit peu Mayotte en arrivant, maintenant, je commence à connaître la culture et les traditions mahoraises. C'est ça qui est important, c'est de savoir comment les Mahorais peuvent penser, comment ils pensent réagir. Mais ça, j' espère, je pense avoir appris un petit peu, bien modestement, en quelques mois, pour pouvoir mieux comprendre cette société, la société mahoraise qui apporte sa contribution à l' ensemble national  mais qui a ses spécificités et qui doit garder ces spécificités, c'est ce que j' ai eu l' occasion de dire aujourd'hui :

Il faut à tout prix que la société mahoraise conserve ses traditions, sa culture et ses spécificités. (Préfet Dominique SORIN)

 
© ANLI BEDJA
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SORIN

Propos recueillis par EMMANUEL TUSEVO - DIASAMVU.
© ANLI BEDJA
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