L'actualité régionale 15 Juin

océan indien
Ile Maurice plage
©IPR

MAURICE

L’île Maurice va reprendre la publicité pour la destination. L’ouverture au tourisme se fera le 15 juillet, dans des conditions encore contraignantes

Le budget de l’Etat mauricien prévoit une enveloppe de 8,5 millions et demi d’Euros pour la publicité touristique en direction de la France en général, de la Réunion en particulier – la Réunion est le premier pourvoyeur de touristes de Maurice – mais aussi l’Allemagne, l’Italie, la Chine et l’Afrique du Sud. Seuls les vaccinés auront le droit d’entrer en ajoutant un test PCR, et ils devront respecter l’interdiction pendant 14 jours d’aller ailleurs que dans leur hôtel, le restaurant de leur hôtel, la piscine de leur hôtel et la plage en face. Cela dit ce n’est pas très différent de ce que font une bonne partie des touristes balnéaires: ils restent dans leur « resort » où l’on trouve de tout. C’est ce que fait remarquer le ministre mauricien des finances en présentant le budget de cette relance touristique. Quelques membres du corps médical élèvent la voix pour dire que c’est quand même encore un peu tôt, dangereux, parce que l’on est loin d’avoir vacciné la majorité de la population. La réouverture totale de Maurice sans contrainte est prévue en octobre si tout va bien.

 

 

A Maurice comme ailleurs il y a aussi des « anti-vax » - des personnes qui militent contre la vaccination. A Maurice, c’est une française qui mène la danse

Elle s’appelle Julie Grancks-Lepert, 46 ans, enseignante expatriée à Maurice depuis trois ans. 5000 personnes ont signé sa pétition « c’est mon corps, c’est mon choix » contre la vaccination obligatoire des enseignants et des personnels médicaux. Effectivement la vaccination de ces personnes est devenue de fait obligatoire puisqu’il faut être vacciné pour entrer dans un hôpital ou une école. Cette « anti-vax » compte aller jusqu’à la Cour Suprême pour faire invalider cette mesure.

 

MADAGASCAR

Des moyens pour sortir le grand sud malgache de la misère :  le président de Madagascar promet que cette fois c’est la bonne

Un séminaire s’est tenu pendant trois jours à Tuléar autour du chef de l’Etat. Il en ressort des engagements. Le fameux pipeline destiné à acheminer l’eau dans le grand-sud sera construit. Des aménagements pour l’agriculture et l’élevage sont promis, ainsi que des travaux routiers d’envergure. Les observateurs ont l’habitude de dire que le grand sud malgache, en proie à la misère et à la famine, est un « cimetière de projets », mais le pdt Andry Rajoelina dit qu’il s’agit maintenant d’un pacte inébranlable. Le « plan d’émergence du grand sud » est annoncé par le président comme un ensemble de solutions 100% nationales.

 

 

SRI LANKA

Pour que les pêcheurs puissent attraper beaucoup de langoustes, on va couler… des autobus

C’est le principe des récifs artificiels. La langouste n’aime pas les terrains plats, elle a besoin de reliefs, de cachettes pour se nourrir et se reproduire. Il s’agit donc de couler sur des fonds sableux et désertés des carcasses d’autobus hors d’usage, ou simplement des voitures. Des petits coquillages s’y accrochent, des coraux, des algues… et les langoustes arrivent. L’idée n’est pas nouvelle, Cuba – grand producteur mondial de langoustes – coule des autobus depuis très longtemps. La marine nationale sri lankaise va s’y employer à la demande du ministère de la pêche. C’est une manière de se débarrasser des carcasses qui ne plait pas beaucoup aux écologistes.