L'actualité régionale 19 Novembre

océan indien
Bobocha
Inssa Mohamed - alias "Bobocha" ©Comores Infos
COMORES

L’un des évadés de la prison de Moroni aurait pris pied à Mayotte. C’est celui que les autorités comoriennes recherchent le plus : il s’agit de « Bobocha », accusé de tentative d’attentat contre le président Azali


C’est par une brève vidéo sur internet que Inssa Mohamed, plus connu sous le nom de Bobocha, a fait savoir  qu’il serait bien arrivé en lieu sûr à Mayotte. Il raconte que dimanche soir après la victoire des comoriens  en coupe d’Afrique de Football, « des jeunes ont profité de l’euphorie pour venir ouvrir le portail de la prison pendant que les gardiens étaient sortis faire la fête ». Ensuite ces mêmes « jeunes » l’auraient aidé à fuir en bateau vers Mayotte. « Bobocha » est poursuivi pour une tentative d’assassinat du président Azali Assoumani. On l’accuse d’avoir essayé d’introduire une bombe artisanale bricolée avec de la dynamite dans un avion que le président devait emprunter au départ d’Anjouan, c’était le 18 avril. Il s’était ensuite enfui vers Madagascar où il a été arrêté fin juillet avant d’être extradé vers Moroni dans des conditions un peu bizarres ; en tout cas trop rapides pour avoir vraiment respecté les procédures. Maintenant la question est de savoir quelle sera l’attitude des autorités françaises à son égard ? Il devrait probablement faire une demande d’asile qui le « couvrira » pendant un certain temps. C’est un pari risqué : il y a le précédent de Fahad Halidi  Cet insurgé anjouanais avait été reconduit aux Comores en septembre dernier après le rejet de sa demande d'asile.



SEYCHELLES

Il ne reste plus qu’un seul ancien combattant seychellois de la deuxième guerre mondiale. L’un des deux derniers vient de décéder à l’âge de 98 ans


Il s’appelait Samuel Jolicoeur. Il faisait partie des 700 Seychellois engagés dans les troupes britanniques. A l’époque les Seychelles étaient une colonie. Il a participé aux batailles en Afrique du Nord, en Egypte notamment, puis il a traversé la Méditerranée et s’est battu dans la terrible campagne d’Italie. Selon ses proches, Samuel Jolicoeur était intarissable sur cette période. Il avait une mémoire très précise qu’il partageait avec les jeunes. Il ne reste plus qu’un survivant de cette période de l’histoire, Il s’appelle France Joubert et il se retrouve bien seul.




MAURICE

La justice mauricienne condamne une jeune femme malgache  à une lourde peine de 18 ans de prison pour trafic de drogue. Les juges n’ont pas voulu se laisser attendrir par ses supplications


Linda Victoria a attendu longtemps en prison : 4 ans. Elle avait été arrêtée en 2016 à l’aéroport de Maurice. Elle arrivait de Madagascar avec quelques grammes d'héroïne bien cachés dans les poignées de sa valise. Après son arrestation, elle avait collaboré avec les enquêteurs permettant l’arrestation de ses commanditaires mauriciens. Au procès elle a expliqué « je savais que je transportais de l’héroïne, je suis pauvre, j’avais besoin d’argent pour vivre ». Elle avait accepté cette mission pour 1 000 euros. Elle a présenté ses excuses à la cour. Mais rien n’y a fait, les juges l’ont condamnée à 18 ans de prison. C’est un message à l’attention de tous ceux qui seraient tentés par une telle aventure.






MADAGASCAR

Malgré la situation économique difficile dans la grande-île, le président malgache ne renonce pas à faire rêver ses concitoyens. De passage à Tamatave, il relance le projet appelé « Miami »


Le projet est de faire ressembler Tamatave...  à Miami, tout simplement. « Tout simplement » façon de parler, car si le cadre naturel de Tamatave peut effectivement ressembler à la Floride, transformer cette ville passablement décatie en Miami relève des travaux d’Hercule. Mais  Andry Rajoelina ne recule devant rien. Il avait présenté le projet il y a exactement un an. Il vient de couper le ruban du chantier de réaménagement du front de mer. Un lieu de loisirs, des terrains de basket et de volley, un skate-parc,  un village artisanal et un espace destiné aux restaurants de plein air et aux bars. Ce sera fait, promet-on, d’ici le mois de mars. Il faudra protéger ces installations des assauts de l’océan par des digues en béton. Parallèlement il y a d’autres gros chantiers en ville, notamment pour refaire les rues et les boulevards. Un jour qui sait « deux flics à Miami » seront supplantés par « deux flics à Tamatave » ?
 
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