L'actualité régionale 24 février 2021

océan indien
coronavirus covid rue Saint-Denis Barachois désert
©IPR

LA REUNION

Toute l'île est placée sous couvre-feu à partir d’aujourd’hui. Le nombre de cas augmente chaque jour

Les réunionnais n’auront plus le droit de sortir entre 22h00 et 5h00 du matin sauf urgence justifiée. Cela vaut dans toute l’île pendant au moins 15 jours, jusqu’alors seules 7 communes étaient concernées. « La situation est préoccupante » a déclaré hier soir le préfet en annonçant ce tour de vis supplémentaire réclamé la veille par le ministre des outremers. Sur les 7 derniers jours, 857 nouveaux cas de Covid ont été recensés, soit une moyenne de 120 cas par jour. Le taux d'incidence a franchi les 100 cas positifs pour 100 000 habitants ». Un nouveau point sera fait vendredi. Si la circulation du virus ne ralentit pas le couvre-feu sera alors avancé à 20h00 dès le week-end. Il est demandé aux Réunionnais d’éviter les visites et les rassemblements de famille, et aller faire leurs courses seuls pour ne pas exposer leurs proches. « Nous pouvons encore éviter le confinement » dit le préfet Jacques Billant.

 

 

MADAGASCAR

On soupçonne des malversations dans la gestion des bourses pour les étudiants : il y a plus de bourses que d’étudiants!

A Tamatave, il y a 13 000 étudiants inscrits à l’université, et 13 900 boursiers. A l’université de Fianarantsoa c’est pire : 23 600 étudiants inscrits, et près de 29 000 boursiers. A Antananarivo on a pensé résoudre le problème en informatisant le système des bourses, calqué sur le logiciel des inscriptions. En principe il n’est plus possible de tricher. Mais là surgit une autre affaire : la société chargée de mettre en œuvre ces logiciels aurait versé une rétro-commission plus que généreuse et on se demande bien qui l’a touchée au sein des ministères de l’enseignement ou celui du développement numérique. Tout cela se fait sur le dos des pauvres étudiants qui n’en peuvent plus des retards de paiement. La crise s’est aggravée avec une manifestation à Tamatave jeudi dernier au cours de laquelle l’un d’eux a été tué par un tir de la police. Les étudiants de la capitale lui ont rendu hommage en défilant habillés de noir.

 

 

SEYCHELLES

Le président des Seychelles est allé "faire son marché" aux Emirats Arabes Unis. Il revient avec des remises de dettes, des doses de vaccin, et des promesses d’investissements des pays du Golfe

Depuis son élection l’année dernière, c’est la deuxième fois que Wavel Ramkalawan voyage dans les Emirats. Les intérêts économiques sont nombreux. Le président seychellois a obtenu que la compagnie Air Seychelles ne paie rien de ce qu’elle doit à sa partenaire Etihad, la compagnie d’Abou Dhabi. Les touristes venant de Dubai ou d’Abou Dhabi seront sans doute les premiers à fréquenter les plages seychelloises vu que ces pays pays sont très avancés dans la vaccination. A propos de vaccin, le président revient avec suffisamment de doses pour vacciner 70% de la population d’ici mi-mars. Enfin il a négocié des investissements dans le domaine de la santé : un nouvel hôpital, et un centre de désintoxication.

 

 

MAURICE

Il n’y a plus de touristes à Maurice. En principe les Mauriciens pourraient profiter de leurs plages, mais ce n‘est pas le cas

Beaucoup de plages sont inaccessibles à Maurice, même si elles ne sont pas privées. Les hôtels de bord de mer ont le droit d’interdire de traverser leur terrain. A fortiori les villas et les bungalows empêchent aussi le passage. Il y a très peu de chemins d’accès. Si vous allez à Perebeyre, au nord de Grand-Baie, vous faites des kilomètres sur la route avant de trouver un accès à la mer. Depuis quelques jours un bras de fer oppose les vacanciers et les propriétaires pour profiter de la plage de « La Preneuse » à Rivière-Noire au sud-ouest. Une plage qui offre une belle vue sur le Morne-Brabant. L’Etat avait promis d’ouvrir des passages, quitte à acheter des terrains, mais rien n’a été fait. De leur côté les propriétaires accusent les visiteurs de salir la plage, leurs enfants font trop de bruit avec leurs ballon. Bref, c’est la lutte des classes pour l’accès à la mer. La désertion des touristes n’a rien arrangé.  

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