L'actualité régionale 24 Septembre

océan indien
AZALI Assoumani
Azali Assoumani, chef de l’Etat de l’Union des Comores ©Mayotte la 1ere
COMORES

L’éternelle question de Mayotte française ou comorienne sera à nouveau posée aujourd’hui à l’ONU. Le président comorien Azali Assoumani doit s’exprimer devant l’assemblée générale des Nations Unies


C’est un rituel, avec une différence cette année : le président Azali ne sera pas à la tribune à New York. Epidémie oblige, les chefs d’Etat s’expriment en vidéo à distance. Cette occasion est saisie à chaque fois par les comoriens pour remettre sur le tapis la question de Mayotte revendiquée par Comores, avec le soutien des Nations Unies. L’ONU a rappelé une 20taine de fois que la présence  française à Mayotte était une violation du droit international. Pour les Nations Unies, Mayotte est comorienne. Sauf surprise, on ne s’attend pas à quelque chose de très nouveau cette année. Azali Assoumani a toujours mené une politique conciliante vis-à-vis de la France, tout en donnant de la voix aux Nations Unies face à la communauté internationale. Les élus mahorais, résolument pour le maintien dans la France, ont réclamé de pouvoir aller défendre leur cause aux Nations Unies face à des Etats qui ne les comprennent pas. Ce ne sera pas encore cette année.  Par ailleurs, du côté de la présidence comorienne, on attend toujours la nomination d’un ministre des affaires étrangères. Le précédent a quitté son poste depuis le mois de juillet. Il n’a toujours pas été remplacé.




MAURICE

Les voyagistes réunionnais sont mécontents des mesures sanitaires prises à Maurice. Ils le font savoir dans la presse mauricienne


Cité par le journal « Le Mauricien », Stephane Trape, patron de l’agence « Vacances Péi » à St Gilles et président de « l’Association des Indépendants du Tourisme et des Loisirs » exprime son agacement. Malgré l’ouverture des frontières jeudi prochain le 1er octobre ; il demeure impossible de vendre des voyages et des séjours à Maurice. « Les quatorzaines obligatoires et payantes aux frais des voyageurs sont contreproductives si on veut une reprise de l’activité » dit-il. Cette mesure rend impossible tout court séjour à Maurice, or la plupart des touristes réunionnais ne séjournent que 3 ou 4 nuits à Maurice. Et puis il y a les trois tests : avant le départ, à l’arrivée et encore à la fin de la quatorzaine. Les réunionnais représentent habituellement la plus grande part des touristes à Maurice.




SEYCHELLES

Pour leur part, les Seychelles lancent une nouvelle campagne de promotion vantant une destination « sans Covid »


«Chez nous, c’est votre sanctuaire » dit cette campagne qui devrait s’afficher sur les murs des capitales européennes et dans des pubs télévisées. Les promoteurs du tourisme seychellois jouent ouvertement sur la peur du virus en se présentant comme une destination sûre. Ils disent aussi que c’est un investissement à long-terme ; les touristes ne devraient pas affluer très prochainement, mais il faut que les Seychelles restent visibles. Au contraire de Maurice, les Seychelles imposent une quarantaine de 4 jours seulement dans une sélection d’hôtels, suivis d’un test après quoi les touristes négatifs pourront aller où bon leur semble. Risquée ou pas, cette stratégie ? L’avenir le dira. Des voyageurs risquent en effet d’amener le coronavirus dans cette population jusque-là épargnée.




TANZANIE

Il y a de moins en moins d’ânes en Afrique et dans l’océan indien. Les ânes disparaissent à cause de l’industrie pharmaceutique chinoise. Des scientifiques tanzaniens veulent sauver l’espèce


La peau d’âne est convoitée par les chinois… et ce n’est pas un conte de fée. On en extrait une gélatine destinée aux crèmes pour la peau des humains. On lui prête aussi des vertus contre l’anémie ou l’insomnie. Autant de croyances qui ont pour résultat un véritable massacre. Les ânes ont quasiment disparu du paysage sur le continent africain, aux Comores et à Madagascar. Autrefois on en voyait beaucoup. Des marchands chinois les achètent à prix d’or après les avoir décimés chez eux en Chine. En Tanzanie, un institut de recherche annonce avoir développé une méthode génétique pour augmenter la reproduction de l’espèce. Les chercheurs sont réalistes, ils n’envisagent pas de sauver les ânes destinés à l’abattoir ; mais seulement d’assurer le remplacement. Les kenyans se montrent plus sévères, ils ont interdit l’exportation de la peau d’âne, mais il y a beaucoup de trafic clandestin.
 

 
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