L'actualité régionale 28 Avril

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Arrivée d'un vol d'Air France à Ivato Madagascar 26 avril 2021, cinq jours après la fermeture des frontières
©Capture d'écran Madagascar-Tribune

MADAGASCAR

Un avion d’Air France fait polémique à Madagascar. Il est arrivé lundi en provenance de Paris alors que les autorités ont pourtant décidé de fermer les frontières

Un conseil des ministres a en effet décidé que les frontières resteraient fermées pour ne pas aggraver l’épidémie avec les variants qui circulent en Europe. Pris en défaut, le ministre des transports réagit en disant que ce vol était déjà prévu de longue date et que les passagers de l’avion sont des malgaches ou des diplomates résidents à Madagascar, qu’ils seront testés à nouveau et soumis à une quarantaine stricte. Le ministre ajoute que c’est le dernier vol arrivant à Madagascar avec des passagers à bord, parce qu’il y en aura d’autres. L’ambassade de France a prévu d’autres vols mais les avions viendront à vide. Demain, il y a un vol de rapatriement prévu au départ de Tana vers la Réunion. Il reste encore des résidents de la Réunion et de Mayotte coincés à Madagascar. C’est très compliqué pour ceux qui ne sont pas dans la capitale, car rejoindre Tananarive depuis les provinces est quasiment impossible.

 

MAURICE

Des pluies torrentielles se sont abattues sur l’île Maurice ces dernières 24 heures, et ce n’est pas fini, la météo en prévoit autant jusqu’à demain

Des maisons inondées, des routes impraticables parfois obstruées par des rochers, les pompiers sont intervenus en urgence  une cinquantaine de fois comme lors d’un cyclone. Dans le sud, des habitants ont même été obligés de quitter leurs maisons ou se réfugier à l’étage. Des voitures ont été emportées par les eaux. C’est surtout le sud de Maurice qui a été touché, jusqu’aux plaines centrales, mais pour aujourd’hui la météo prévoit des averses partout, sur toute l’île. On ne prévoit pas d’amélioration avant demain jeudi. Beaucoup de services publics et de commerces resteront fermés ce mercredi. Des habitants de plusieurs localités sont en colère parce que les caniveaux n’avaient pas été entretenus, ils  étaient obstrués, ce qui aggrave les inondations. 

 

Toujours à l’île Maurice. Il est question, comme en France, d’une loi pour surveiller les réseaux sociaux. Dans la version mauricienne on irait jusqu’à censurer des contenus

L’ICTA, l’organisme  régulateur des technologies de la communication à Maurice, veut implanter un système de censure des publications sur  Facebook, Instagram et autres réseaux du même type afin de supprimer les contenus et les commentaires qui pourraient être considérés comme des atteintes à l’ordre public ou à la morale. De plus, avec ce système,  tous les utilisateurs devraient être enregistrés avec l’adresse IP de  leurs téléphones, tablettes et ordinateurs pour permettre leur identification. Evidemment ce projet soulève une vague de mécontentement sur les réseaux et dans les médias. Plus de 20 000 personnes ont signé une pétition disant que cet outil pourrait conduire à l’effondrement de la liberté d’expression à Maurice. Il appartiendra au parlement d’en décider. Pour le moment on en est qu’à la phase de consultation.

 

 

TANZANIE

La nouvelle présidente de la République annonce deux mesures spectaculaires : la grâce totale ou partielle de 5000 détenus, et l’interdiction du paiement des amendes en liquide

La mesure de grâce surprend par son ampleur. 5001 prisonniers exactement sont concernés. Plus de 1500 sortent tout de suite car ils ont effectué un quart de leur peine. La présidente Samia Suluhu Hassan leur demande d’en faire « bon usage et de se rendre utile au développement du pays ». 3 500 autres voient la durée de leur peine réduite. L’autre mesure a été annoncée par le gouvernement : l’interdiction de payer les amendes en liquide. Le paiement se fera désormais au guichet des services financiers, ou en ligne pour ceux qui le peuvent. C’est une mesure qui va faire grincer des dents dans les rangs de la police car elle empêche certains agents de continuer à arrondir leurs fins de mois… A moins qu’ils ne veuillent prendre les places qui se libèrent en prison.