L'actualité Régionale 7 Septembre

océan indien
Réalisation d'un test de dépistage au coronavirus (photo d'illustration).
Réalisation d'un test de dépistage au coronavirus (photo d'illustration). ©Imaz Press
LA REUNION

Le département est classée en zone rouge. Ce dimanche 107 nouvelles contaminations de Covid-19 ont été enregistrées


Hier soir la Réunion comptait 2 222 cas de Coronavirus.  Le taux d'incidence (nombre hebdomadaire de cas positifs rapporté à 100 000 habitants) est ainsi passé de 5,2 dans la semaine du 3 au 9 août à 53,8 du 24 au 30 août (le seuil d'alerte est fixé à 50 pour 100 000 habitants). Le passage en zone rouge autorise le ¨Préfet à prendre des dispositions  comme la fermeture de  certains commerces et restaurants, d’interdire les marchés, l’accès aux lieux de culte. La préfecture, L’ARS et les élus du départements se concerteront. ON a enregistré deux décès ce dimanche, deux patients de 65 et 80 ans.





COMORES

Les résultats du baccalauréat 2020 viennent d’être publiés. Près de 70% des lycéens connaissent l’échec


Les résultats plafonnent à un peu plus de 30% de réussite. Un peu mieux dans l’île de Grande Comore qu’à Anjouan. On ne peut pas imputer ce chiffre à l’épidémie de Covid et à la fermeture des établissements puisque les résultats sont à peu près les mêmes que l’année dernière. Les élèves des classes de  mathématiques et de sciences s’en sortent beaucoup mieux que les littéraires. Par exemple à Anjouan, le Bac A4 (équivalent du L en France) connait moins de 10% de réussite. Cet échec connait beaucoup de raisons cumulées : le manque de financement de l’éducation ; un découragement des élèves devant des perspectives incertaines d’études et d’emploi, et le découragement des profs aussi. Dans le secteur public, ils n’ont pas été payés depuis 3 mois.





MADAGASCAR

L’industrie sucrière renaît de ses cendres. Une usine rénovée redémarre la production dans l’Est de la Grande Ile


En grande pompe, le président Andry Rajoelina a assisté vendredi à la remise en service de l’usine de Brickaville, non loin de Tamatave. Cela fait treize ans qu’elle était à l’arrêt, en train de rouiller sur place.  L’objectif est que Madagascar redevienne autosuffisante en sucre au lieu d’importer ce produit de première nécessité. L’année dernière on a importé 100 000 tonnes de sucre. L’industrie sucrière a été florissante il y a près d’un siècle. Aujourd’hui il reste 5 usines : Celle de Brickaville dans l’Est et 4 autres sur la côte ouest et dans l’île de Nosy-Bé ; toutes plombées par des problèmes de gestion et de trésorerie. Le président malgache a rappelé l’objectif principal de son mandat : produire sur place ce dont la population a besoin.





MAURICE

L’île Maurice se prépare à une deuxième journée de protestation le week-end prochain ; les organisateurs l’espèrent aussi massive que celle du 29 aoû
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Le samedi 29 août restera dans l’histoire de Maurice comme le plus grand rassemblement jamais connu dans l’île. Des dizaines de milliers de personnes, plus de 100 000 selon certains, étaient descendus dans les rues de Port Louis pour protester contre la marée noire et demander la démission du gouvernement. La nouvelle date annoncée est donc celle du samedi 12 septembre. La marche citoyenne aura lieu cette fois dans le sud de l’île à Mahébourg à l’appel de l’activiste Bruneau Laurette, dont la popularité est en train de dépasser les frontières de Maurice, on parle de lui dans de nombreux médias dans le monde. Les partis d’opposition viennent se greffer sur cette manifestation. L’idée est encore une fois de montrer que le peuple est en  colère, qu’un changement de régime est attendu. « Il est temps de changer le système qui nous gouverne depuis 50 ans ». Bref, l’idée d’un « grand soir » est toujours dans la tête des animateurs du mouvement.






TANZANIE

Les passionnés de grande randonnée reviennent sur le Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique a reçu très peu de visiteurs à cause de l’épidémie de Covid


Le Kilimandjaro c’est LA randonnée à ne pas manquer. C’est l’un des rares sommets dans le monde à près de 6000 mètres, relativement accessible à tous,  en cas sans piolet ni crampons. Le toit de l’Afrique connait une affluence permanente toute l’année sauf évidemment depuis le mois de mars. En avril on a battu un record : il y a eu seulement 4 touristes qui ont grimpé au sommet. Au mois d’août on est remonté à 100 fois plus : 420 visiteurs, pour la plupart des résidents étrangers vivant en Tanzanie et au Kenya et des étudiants tanzaniens. Mais ces jours-ci les réservations reprennent. Les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport au pied du Kilimandjaro sont en train de rétablir leurs programmes de vols.