L'actualité régionale du 4 novembre

océan indien
Andry Rajoelina Madagascar COP26 Glasgow 2 novembre 2021
©Capture d'écran L'Express de Madagascar
Au sommaire de l’actualité régionale ce jeudi : les engagements des chefs d’Etats de l’Océan Indien pour la planète, la famine à Madagascar conséquence du réchauffement, les petits déjeuner à l’école aux Maldives, et la fête des lumières à Maurice.

CLIMAT

Qu’ont-ils dit et que vont-ils faire pour la planète ? Les présidents des pays  l’Océan Indien se sont tous exprimés à la conférence mondiale sur le climat à Glasgow. Petit florilège des déclarations et engagements pris :

Le premier ministre mauricien Pravind Jugnauth s’engage à éliminer le charbon dans la production d’électricité, utiliser les déchets, et inciter à l’importation de voitures électriques. Le président comorien Azali Assoumani lance le programme « un comorien, un arbre », pour planter 800 000 arbres,  et reboiser ainsi 10% du territoire d’ici 2030. Le président seychellois Wavel Ramkalawan dit que son pays va continuer à protéger les fonds marins, « les Seychelles gèrent des herbiers sous-marins plus vastes que la Suisse ». La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan n’a pas formulé de promesses dans son discours. Comme ses homologues, elle a invité, les pays riches à réduire leurs émissions « parce que le Kilimandjaro perd son manteau blanc et les côtes sont grignotées par le niveau de l’océan ». Le président malgache Andry Rajoelina était très attendu, il s’est engagé à remplacer le charbon de bois par l’éthanol pour les cuisines dans les foyers, et il a rappelé son grand projet de construire un pipe-line pour amener de l’eau dans le sud.  

MADAGASCAR:

On parle beaucoup de Madagascar dans ce sommet de la COP 26. Le pays a été désigné officiellement comme le premier à souffrir de la famine à cause du réchauffement

Cette théorie est portée au plus haut-niveau des Nations Unies par le Programme Alimentaire Mondial. Le PAM affirme que c’est « la première famine provoquée par les activités économiques humaines », et que « ce ne sera pas malheureusement pas la dernière ». Les autres famines qui frappent le Yemen, le Soudan du Sud ou la région éthiopienne du Tigré sont provoquées par des conflits, Madagascar est la seule liée au changement climatique. Devant la conférence, un responsable du PAM a décrit des enfants qui n’ont que la peau sur les os. Selon les critères de l’organisation, 30 000 personnes souffrent de famine et 1,3 million souffrent de malnutrition. La prochaine récolte ne pourra avoir lieu que dans six mois, et d’ici là la situation ne peut que se détériorer. Le PAM a besoin de 69 millions de dollars pour mettre en place l’aide nécessaire pour les six prochains mois.  

MALDIVES : 

Les autorités des Maldives se félicitent de l’initiative « breakfast at school » - le petit déjeuner à l’école – lancée il y a bientôt trois ans

« Les élèves suivent mieux les cours, ils ne s’endorment plus en classe et ont de meilleurs résultats aux examens ». Devant le parlement, la ministre maldivienne de l’éducation a promis d’apporter bientôt des preuves statistiques tangibles des bienfaits de  l’opération « breakfast at school » initiée depuis janvier 2019. Au début, c’était un programme pilote pour 25 écoles, il a ensuite été étendu à toutes les îles. L’opération s’est arrêtée en 2020 à cause de la pandémie de Covid. Elle reprendra en janvier prochain dans les 212 écoles de l’archipel. Aux Maldives, le petit-déjeuner à l’école est ambitieux. On ne se contente  de distribuer quelques tartines avec un bol de lait. Il s’agit d’un repas équilibré avec des fruits, des protéines, des céréales. Les menus scolaires du matin sont assez surprenants, outre la traditionnelle omelette, on distribue des plats cuisinés pour lesquels il faut avoir l’estomac bien accroché de grand matin : par exemple le « Mashuni » qui est mélange de coco râpé avec du thon et des oignons.    

MAURICE :

Aujourd’hui est un jour férié à Maurice pour la fête indoue du Dipavali. Les autorités lancent un appel pressant pour que les gens fassent attention de ne pas se contaminer

Traditionnellement le Dipalavi, la fête de la lumière, donne lieu à des rassemblements de foule, des défilés. Les gens se retrouvent en masse dans les rues et sur les plages. L’année dernière la fête avait été contrainte par l’épidémie. Cette année on craint le pire, car les habitudes se sont relâchées, les gestes barrières s’oublient. Le ministre de la santé et son premier conseiller sont intervenus hier soir pour dire aux Mauriciens de faire très attention car la circulation du virus est intense. 90% de la population adulte est vaccinée, mais être vacciné ne veut pas dire qu’on ne prend plus aucune précaution. On peut être contaminé, ne pas être gravement malade mais contaminer une autre personne plus fragile. 80% des décès étaient des personnes non vaccinées explique le ministre, mais cela fait tout de même 20% qui étaient vaccinées et qui ont succombé. Il ajoute que l’efficacité du vaccin se perd avec le temps et invite la population à se faire injecter une troisième dose.