La lutte contre le sida passe par la sensibilisation du public et pour plus de dépistages

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Banderole déployée devant le CHM à l'occasion du 1er décembre ©Ilona Youssouffa Mayotte la 1ère
La journée mondiale de lutte le Sida, c’est l’occasion de mettre l’accent sur les actions de sensibilisation et de dépistage. Jusqu’au 5 décembre, l’équipe de Nariké M’sada ira à la rencontre du public sur l’ensemble du territoire.

À l’occasion de cette journée, de nombreux lieux de dépistage sont déployés un peu partout sur l’île, exemple à la MJC de Tsoundzou 2, dans la commune de Mamoudzou. L’association Nariké M’sada propose des tests gratuits et anonymes aux personnes qui le désirent dont les résultats sont connus immédiatement. Le centre hospitalier de Mayotte, l’agence régionale de santé soutiennent ces actions.  

Pour se faire, différentes offres existent à Mayotte ; à l’instar du TROD, le test rapide d’orientation diagnostique ; après la piqûre au bout du doigt le résultat du test apparaît en quelques minutes ; le moyen de se rassurer d’autant que le test est gratuit. On peut le faire dans les locaux de l’association à Cavani.

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Capture d'écran test TROD ©Mayotte la 1ère

A la MJC de Tsoundzou en ce 1er décembre, ils n’étaient pas nombreux à avoir fait le déplacement. Mais qu’importe, les bénévoles de l’association Nariké M’sada présents ont martelé et multiplié les messages de sensibilisation et de dépistages.

L’année dernière, sur l’ensemble des personnes dépistées au CHM, 42% étaient des hommes et 58% des femmes. L’écart entre se réduit d’année en année, mais

le réflexe "dépistage" n’est pas encore acquis

Moncef Mouhoudhoir

selon le directeur de Nariké M’sada.  

Aujourd’hui, l’accent doit être mis aussi sur les actions de sensibilisation envers les jeunes. Il faut pour cela aller au plus près de ce public, dans les collèges et lycées pour expliquer encore et toujours l’importance du dépistage, dans un département où plus de la moitié de la population a moins de 20 ans.

Dr Niang, infectiologue au Centre hospitalier de Mayotte

Et cela reste une nécessité pour tous les acteurs. Il faut en outre casser les chaines de transmission par le dépistage précoce.  

A Mayotte, à la date du 30 novembre 2021, 350 patients sont suivis au CHM ; ils étaient 315 en 2020.