Madagascar: Les taxis déclarent la guerre aux taxis-moto

océan indien
Transport en commun à Madagascar
©Outre-mer la 1ère (Archives)
A Antananarivo, les transporteurs à deux roues sont indésirables… même s’ils se sont rendus indispensables. Interdits sur le papier, les taxis-moto n’ont pas l’intention d’abandonner leur activité.

L’association des « taxi-villes », c’est-à-dire les chauffeurs de taxi en voiture, a déposé une plainte au commissariat central pour que l’on mette fin une fois pour toutes à l’activité des taxis-motos. Les exploitants de taxis ont le droit avec eux puisque le conseil municipal de Tana a déjà voté, depuis longtemps, l’interdiction du transport commercial des personnes à deux-roues.

Le problème est qu’entre le règlement et son application il y a un fait incontournable : les embouteillages. Enormes embouteillages. Incontournables sauf pour les motos qui arrivent à se faufiler partout, offrant à leurs clients l’avantage précieux d’arriver à l’heure à un rendez-vous. En voiture c’est impossible. Les policiers vont-ils traquer les motards ? Tout le monde en doute. Il y aura certes quelques PV infligés pour faire des exemples, mais il semble impossible d’en venir à bout.

Les taxi-motos ne se laissent pas faire, ils ont un syndicat fort de 4700 membres. « C’est un métier qui nourrit nos familles » disent-ils, et

nos offres répondent aux besoins des consommateurs

, ce qui est tout à fait vrai. Le mieux serait une entente tarifaire, et des zones délimitées, mais on n’en est pas là.